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GPEC : Sani aide ses salariés à travailler à temps plein

Entreprise & Carrières, du 20 au 26/11/2007 | Mobilités | publié le : 21.11.2007 |

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La création d'un répertoire des compétences acquises lors de précédentes expériences professionnelles permet aux salariés à temps partiel de cette entreprise de nettoyage d'occuper un emploi complémentaire.

Jean Durrenberger, le dirigeant de Sani, le sait bien : les 300 salariés de son entreprise de propreté ne sont pas venus à cette activité par vocation. Un accident de carrière ou un plan social les a souvent privés de leur emploi d'origine. Mais leurs capacités professionnelles ne se sont pas évaporées. Fort de ce postulat, Sani a constitué un répertoire des compétences qui conserve en mémoire les qualifications et les anciens métiers de chaque collaborateur.



Marchés complémentaires

 

Sur cette base, la PME familiale de Mundolsheim, près de Strasbourg, s'efforce de décrocher auprès de ses clients en nettoyage les marchés complémentaires (espaces verts, services à la personne, décoration florale, décoration intérieure) qui correspondent à ces compétences et augmenteront le temps de travail de ses salariés. La seule activité de nettoyage ne procure, en effet, qu'un temps partiel, sauf exception. Amorcée au début des années 2000, cette pratique a été codifiée fin 2006 par un accord de GPEC avec les représentants du personnel, qui lui a donné son véritable essor ces derniers mois. Soixante-dix salariés travaillent, désormais, à temps plein. « Le potentiel ne manque pas chez nos clients, si bien qu'une dizaine de personnes supplémentaires par an devraient passer à temps complet pendant plusieurs années. Le total de nos équivalents temps plein, situé aujourd'hui à 150, grimpera », annonce Jean Durrenberger, qui précise employer plus de 90 % de CDI.

 

Le répertoire des compétences a dégagé des profils communs à plusieurs collaborateurs. Sani regorge d'anciens paysagistes, peintres en bâtiment, poseurs de revêtements... Ou encore, parmi les femmes, qui composent les trois quarts de ses effectifs, de personnes compétentes en décoration florale, en aide à domicile, en garde d'enfants, etc. L'entreprise a décroché un nombre suffisant de contrats pour constituer quatre filiales ou services annexes au nettoyage. « S'ajoutent des cas particuliers, comme celui d'une bibliothécaire de formation qui effectue des lectures à domicile », indique le dirigeant.

 

Selon le degré d'employabilité, les salariés démarrent leur complément d'activité soit de suite, soit au terme d'un cursus de formation de quelques jours à quelques mois.

 

CHRISTIAN ROBISCHON