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La CPME renonce aux financements de l'Unedic

ISRH | Organisations professionnelles | publié le : 05.03.2020 | Benjamin d'Alguerre

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Le Medef n'est plus le seul à renoncer aux dotations financières (de presque un million d’euros) au titre de sa présence dans les instances gestionnaires de l’Unédic. La CPME a, elle aussi, choisi de se passer des quelque 500 000 euros annuels qu’elle recevait en contrepartie de sa participation à la gouvernance de l’assurance-chômage. « Nous avons fait ce choix, discrètement, sans le claironner partout », précise François Asselin, président de la confédération des PME. Une petite pique adressée à son homologue du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, dont l’organisation avait largement communiqué sur sa décision.

La CPME pourrait-elle se retirer d’autres instances paritaires ? Possible, répond son président : « À partir du moment où l’on confie aux partenaires sociaux des missions d’intérêt général (promotion de l’apprentissage ou de la GPEC…), il est normal que l’activité soit financée. Pour le reste, une réflexion est en cours, mais nous avons comme philosophie que chaque euro dépensé doit être justifié. Si je ne le justifie pas, je ne l’encaisse pas ». L'objectif que s’est fixée la CPME ? « Pousser la loi Sapin de 2014 jusqu’au bout de sa logique. » Cette loi qui remplaçait l’ancien système de financement des organisations d’employeurs et de salariés grâce à des fonds de la formation (par le biais du préciput sur les Opca et le Fongefor) par une contribution sur les entreprises égale à 0,016 % de leur masse salariale gérée par un organisme dédié, l’AGFPN (Association de gestion du fonds paritaire national). « Nous avons aussi fait ce choix dans l’intérêt des entreprises. Si nous prouvons que nous sommes capables de gérer un certain nombre d’instances paritaires sans être financés à ce titre et vivre des cotisations de nos adhérents, alors il devrait être possible de réduire la contribution des entreprises à l’AGFPN. »

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre