La CPME sort du bois

Alors que le Medef tarde à afficher son agenda social, la CPME pose le sien sur la table. Sur le dossier « retraites », la confédération des dirigeants de PME refuse le « régime unique » et propose une alternative « à deux étages », soit un régime universel pour l’ensemble des actifs appuyé sur une assiette de cotisations plafonnée de 40 000 euros par an, associé à trois régimes complémentaires autonomes (pour, respectivement, les professions libérales, les fonctionnaires et les salariés du privé) administré par les organisations sociales propres aux secteurs concernés. Autre revendication : l’appel à un « paritarisme rénové » par un « nouveau contrat social » qui verrait, notamment, la fin des lettres de cadrages contraignantes imposées par l’exécutif aux partenaires sociaux, des négociations organisées au siège du Cese plutôt qu’à celui du Medef, et l’exigence d’une gestion saine des instances paritaires. « Le paritarisme de gestion doit faire son introspection. Si rien n’évolue, les pouvoirs publics n’hésiteront pas à nationaliser les organismes paritaires », prévient la CPME. Parmi les autres sujets sur lesquels le syndicat envisage de s’engager figure l’idée d’une « négociation sur la simplification administrative du dialogue social » (relative, notamment, à l’usage de la BDES). Par ailleurs, la CPME vient de demander au ministère du Travail un recensement des branches concernées par le bonus-malus à travers leur code NAF. Afin de déterminer si la confédération se lance, elle aussi, dans une procédure de contentieux au Conseil d’État face à ce mécanisme régulateur des contrats courts...