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La préservation de la biodiversité est le prochain enjeu RSE (BCG)

RSE | publié le : 31.05.2021 | Lys Zohin

Le BCG et ChangeNOW, avec le soutien de l'Insead, viennent de publier une étude sur les enjeux, pour les entreprises, de la préservation de la biodiversité. Si le cabinet de conseil considère que c'est le prochain enjeu RSE, de même qu'un levier de transformation et d'innovation, les entreprises sont encore peu nombreuses à avoir pris le sujet à bras-le-corps. Pourtant, selon BCG, la perte de biodiversité est désormais perçue comme le second défi du siècle après le changement climatique. Les mobilisations pour l'arrêt des néo-nicotinoïdes ou autres pesticides jugés toxiques en témoignent. Mais alors que la question climatique est désormais largement prise en compte dans les stratégies des grandes entreprises, le sujet de la biodiversité est encore émergent. Certes, 33 % des entreprises du CAC40 ont élaboré une stratégie spécifique concernant la préservation de la biodiversité, mais seules 5 % d'entre elles ont déclaré dans leurs rapports annuels de 2020 que la perte de biodiversité avait un "impact élevé" pour les actionnaires et les parties prenantes, relève l'étude. Mais cela pourrait changer... La pression des régulateurs, des investisseurs et des consommateurs va s'intensifier cette année avec la Conférence de l'ONU sur la biodiversité (COP15), qui, après avoir été repoussée en raison de la pandémie, se tiendra finalement du 11 au 24 octobre 2021, à Kunming (Chine) et devrait donner lieu à des engagements mondiaux en matière de préservation. En outre, l'Union européenne rédige actuellement un programme sur la biodiversité dans sa stratégie 2030, notamment sur la déforestation. Reste cependant, pour les entreprises, une difficulté à définir la biodiversité et à s'accorder sur des objectifs et indicateurs de performance universels, sur fond, parfois, de manque de gouvernance et d'incitations pour soutenir ces stratégies. Toutefois, précise l'étude, « les entreprises les plus performantes dépasseront la simple logique de réduction de leur impact pour adopter une logique positive de régénération des écosystèmes dans lesquels elles opèrent ». Comment ? En s'informant, pour commencer. Ainsi, seules 4 % des entreprises se sentent bien informées sur les actions qu'elles devraient mettre en place... Puis, en travaillant par exemple sur des pratiques de sourcing responsable. D'ailleurs, parmi les entreprises interrogées, 48 % déclarent avoir mis en place une charte avec leurs fournisseurs afin d'imposer des pratiques responsables, et enfin, en partageant les bonnes pratiques. Ainsi, 28 % font partie de coalitions qui promeuvent la biodiversité.

Auteur

  • Lys Zohin