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L'égalité hommes /femmes exige un vrai changement culturel (Robert Walters et BCG)

Egalité professionnelle | publié le : 08.03.2021 | Lys Zohin

Selon une étude réalisée auprès de plus de 500 cadres en France en mars 2021 par le cabinet de recrutement Robert Walters, si les cadres sont globalement satisfaits des mesures mises en œuvre par leur entreprise en matière d'inclusion et de diversité, ils ont le sentiment qu'il est plus difficile de progresser professionnellement lorsqu'on est une femme. Certes, 74 % des cadres affirment que leur entreprise encourage l'inclusion et la diversité, mais les femmes ne sont pas convaincues de la place qui leur est accordée au sein de l'entreprise : 35 % d'entre elles pensent ainsi que leurs opinions ne comptent pas autant que celles des autres collaborateurs, contre seulement 22 % des hommes. De même, en matière d'évolution de carrière, les femmes ne se sentent pas sur un pied d'égalité avec les hommes et 63 % d'entre elles pensent qu'il est plus difficile d'obtenir une promotion quand on est une femme contre seulement 28 % des hommes. Femmes et hommes sont néanmoins d'accord (80 %) pour affirmer que les femmes sont sous-représentées aux postes de direction. Pour elles, la culture d'entreprise privilégie la promotion des hommes aux postes de direction (72 %). Néanmoins, elles ne sont que 14 % à penser que cette sous-représentation est due à la difficulté de reprendre le travail après avoir eu des enfants, contre 24 % des hommes. Enfin, côté rémunérations, les femmes sont moins satisfaites que les hommes, puisque 45 % des répondantes estiment que leur salaire ne reflète pas fidèlement leur expérience et leurs compétences, contre 31 % des hommes. Selon une autre étude du Boston Consulting Group, realisée avec IPSOS auprès de 2.000 salariés français, la crise actuelle risque, en outre, de ralentir les progrès enregistrés. Les femmes sont seulement 60 % à avoir confiance en leur avenir professionnel, soit 15 % de moins que les hommes interrogés. Pour quelles raisons ? Parce qu'entre autres, elles sont 13 % de moins à avoir entretenu leur réseau professionnel depuis le début de la crise, et 29 % de moins à avoir pris la parole en réunion par rapport à leurs collègues masculins. En outre, elles ont été pénalisées par le télétravail. Ainsi, elles sont 1,3 fois moins nombreuses que les hommes à disposer d'un espace isolé et ont 1,5 fois plus de risques d'être fréquemment interrompues lorsqu'elles télétravaillent.

 

Auteur

  • Lys Zohin