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L'Afrique du Sud veut en finir avec le harcèlement au travail

Bien être au travail | publié le : 24.11.2020 | Lys Zohin

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Le gouvernement sud-africain vient de déposer une proposition de loi pour lutter contre les violences et le harcèlement au travail. Si le texte est adopté, il s'appliquera à tous les secteurs et sera intégré à la loi sur l'équité dans l'emploi. Incluant les pressions physiques, psychologiques et émotionnelles, l'usage de la force ou du pouvoir contre une personne ou un groupe de personnes, la violence et le harcèlement, qui comportent également les propos racistes ou sexistes, les stéréotypes négatifs et la marginalisation, de même que la rétention d'information, la dissémination de rumeurs, ainsi que le sabotage du travail, seront bannis. Les employeurs devront proposer l'information et les formations adéquates afin de rendre l'environnement professionnel sûr. Ils devront également rappeler périodiquement aux salariés qu'ils peuvent se plaindre sans avoir peur de représailles. En cas de violences, les employeurs devront évidemment prendre des mesures pour les faire cesser et appliquer des sanctions. Si, selon la loi existante, un salarié peut déjà être licencié pour violence et harcèlement, « le texte arrive alors que l'Afrique du Sud est sous pression, interne comme internationale, pour lutter contre les violences et le harcèlement, notamment sexuel, dont le niveau atteint des proportions extrêmes dans le pays », remarque Johan Botes, un avocat du cabinet Baker McKenzie, à Johannesburg, cité dans la presse. Selon une étude de 2018, menée par l'institut de recherche Columinate, 51% des employeurs n'avaient pas de politique claire en matière de harcèlement, en particulier sexuel, en Afrique du Sud. Pourtant, 30% de femmes et 18% d'hommes se déclaraient victimes d'avances sexuelles non sollicitées au travail. Mais 39% des hommes et 22% des femmes préféraient ne rien dire, le plus souvent parce qu'elles avaient le sentiment que leur hiérarchie n'allait rien faire, mais également (pour 10% d'entre elles), parce qu'elles craignaient les représailles.


 

Auteur

  • Lys Zohin