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Le compte n'y est pas dans la hausse du Smic au Royaume-Uni

Salaires | publié le : 05.04.2021 | Lys Zohin

Depuis le 1er avril, environ deux millions de smicards, outre-Manche, profitent d'un coup de pouce de 2,2 % décidé par le gouvernement. Le smic britannique, le National living wage, passe ainsi à 8,91 livres sterling de l'heure, soit 10,47 euros. Les 23-24 ans, qui étaient jusqu'à présent exclus du dispositif, en profiteront eux aussi. En outre, pour les 21-22 ans, le salaire minimum augmente de 2 %, ce qui le porte à l'équivalent de 9,82 euros. Pour les 18-20 ans, l'augmentation n'est que de 1,7 %, portant le taux à l'équivalent de 7,71 euros. Enfin, les moins de 18 ans ont droit à une augmentation de 1,5 %, soit 5,43 euros de l'heure. Par ailleurs, le taux pour les apprentis augmente de 3,6 %, ce qui donne un salaire minimum horaire de 5,05 euros. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas encore des oubliés.... De fait, les salariés qui sont, en raison de la crise de la Covid-19, en chômage partiel ou total continueront, eux, de recevoir 80 % de leur salaire d'avant l'augmentation du Smic, et ne bénéficieront du coup de pouce gouvernemental qu'une fois être retournés au travail. Or, parmi les quelque 4,7 millions de personnes au chômage actuellement au Royaume-Un,i se trouvent environ 800.000 personnes au bas de l'échelle des salaires. Autant dire que les décisions gouvernementales ne satisfont pas les partisans d'un dispositif plus généreux. Ainsi, la fédération des syndicats, la TUC, qui avait demandé que l'augmentation du salaire horaire minimum atteigne les 10 livres sterling, et non les 8,91 décidés par le gouvernement, reste  sur sa faim. « Ceux qui espéraient pouvoir vivre décemment ont encore une fois été déçus », a déclaré Frances O'Grady, sa secrétaire générale. En outre, si « le coup de pouce décidé était plus que nécessaire, trop de bas salaires se rendent compte que toute hausse est absorbée par le manque d'heures travaillées, l'augmentation du coût du logement et une couverture sociale inadéquate », ajoute Mike Hawking, de la fondation Joseph Rowntree, qui milite pour plus d'égalité sociale.

Auteur

  • Lys Zohin