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Jusqu'à 2.000 euros de "prime Macron" pour les salariés de deuxième ligne

Rémunérations | publié le : 29.04.2021 | Benjamin d'Alguerre

Conformément à la promesse faite lors de la conférence sociale de mars, le Gouvernement a présenté aux partenaires sociaux, le 28 avril, les contours de la « prime Macron 2 ». Cette prime, désocialisée et défiscalisée, avait été mise en place pour la première fois, fin 2019, à l’issue de la première flambée de colère des Gilets Jaunes, et a été rétablie pour donner un coup de pouce financier aux travailleurs à faible pouvoir d’achat.

Fixée à 1.000 euros maximum, cette gratification, exempte de cotisations fiscales et sociales, pourra être versée jusqu’au début de l’année 2022 par l’employeur. Le dispositif sera même rétroactif pour les primes versées à partir du dépôt du projet de loi de finances rectificative qui intégrera ces mesures à l’été prochain.

Pour les travailleurs dits « de deuxième ligne », la prime pourra monter jusqu’à 2.000 euros. De même que pour toute entreprise disposant d’un accord d’intéressement. Au total, 6 millions de salariés pourraient en profiter cette année contre 5 millions en décembre 2019. Si les trois organisations patronales représentatives (Medef, CPME et U2P) ont approuvé le retour de cette prime exceptionnelle, certains dirigeants, notamment de PME, grincent des dents.

La réunion du groupe de travail paritaire du 28 avril aura, aussi, été l’occasion pour les ministères de l’Économie et des Finances et du Travail de plancher avec les partenaires sociaux sur deux scénarios visant à faciliter le recours à la participation, l’intéressement et l’épargne salariale dans les entreprises de moins de 50 salariés. Le premier d’entre eux viserait à passer le seuil à partir duquel l’employeur peut décider unilatéralement de mettre en place une politique d’intéressement sans accord de 11 à 50 salariés. Le deuxième permettrait aux entreprises de moins de 50 salariés de négocier des accords sur la participation au bénéfice supérieur au plafond actuellement existant.

 

 

 

 

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre