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2020, une année de transition pour l'actionnariat salarié

Rémunérations | publié le : 17.09.2020 | Lys Zohin

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Selon la huitième édition du Panorama de l'actionnariat salarié publié par Eres, l'année 2019 a été une excellente année, avec un nombre record d'opérations et un volume très élevé pour les plans collectifs. Ainsi, 40 opérations collectives ont été menées par 36 entreprises du SBF 120, sous forme d'augmentations de capital réservées aux salariés ou de cessions d'actions. Par ailleurs, le volume total de ces opérations s'est élevé à 3,40 milliards d'euros, très proche du record de 2018 (3,48 milliards d'euros). L'année 2019 a également été marquée par le plan collectif le plus large jamais réalisé, d'un montant de 567 millions d'euros. En outre, les actions souscrites dans le cadre des opérations d'actionnariat salarié continuent d'afficher un niveau de performance particulièrement bon. Ainsi, pour une détention de cinq ans, l'actionnaire salarié ayant souscrit des actions de son entreprise entre 2006 et 2014 a été gagnant dans 81% des cas l'an dernier, grâce à la décote. Et s'il a, en plus, bénéficié d'un abondement de 100%, le pourcentage d'opérations gagnantes grimpe à 93%. À cet égard, « l'analyse de la performance des actions souscrites en 2008 montre également que l'actionnariat salarié traverse bien les crises boursières, grâce notamment aux avantages associés – décote et abondement, qui permettent de réduire le risque de perte en capital », explique Pierre-Emmanuel Sassonia, directeur associé d'Eres, qui se félicite de l'objectif de 10% du capital des entreprises françaises détenu par les salariés. « Le cadre légal et fiscal a ainsi évolué favorablement et les effets commencent à être visibles. » Reste que 2020 sera une année de transition pour l'actionnariat salarié collectif dans le SBF 120. De fait, seules 14 opérations ont été réalisées entre début janvier et fin juillet 2020, contre 26 sur la même période en 2019. Toutefois, indique Eres, les premiers taux de participation aux opérations sont supérieurs aux années passées.

Pour le cabinet, l'actionnariat salarié est désormais un élément à part entière de la politique RSE des entreprises. D'ailleurs, l'étude fait ressortir que les entreprises ayant une très forte culture d'actionnariat salarié en bénéficient largement, sous la forme, par exemple, d'un taux de rétention des salariés plus élevé. De fait, leur taux de départs volontaires (à 7,2%) est inférieur à celui des entreprises à très faible culture d'actionnariat salarié (9,7%). De même, et c'est à noter, leur taux de licenciement était, l'an dernier, également inférieur (3,0% contre 5,3%). Enfin, nouveauté, l'étude Eres a pris en compte cette fois-ci la contribution environnementale nette (mesure de l'alignement des entreprises en matière de lutte contre le réchauffement climatique) dans l'analyse comparative des données, et a remarqué que les entreprises à très forte culture d'actionnariat salarié se distinguent aussi par de meilleurs résultats en matière de contribution environnementale nette : elle est de +7%, contre -1% pour les entreprises à faible culture d'actionnariat salarié.


 


 

Auteur

  • Lys Zohin