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Le programme de Liz Truss révolte les syndicats britanniques

Syndicats | publié le : 06.09.2022 | Lys Zohin

"Les salariés devraient être plus acharnés au boulot"... La petite phrase, qui a fait le tour des réseaux sociaux, est emblématique de l'état d'esprit de la nouvelle Première ministre britannique, Liz Truss. N'a-t-elle pas en outre déclaré qu'elle voulait revoir certains aspects du droit du travail, dont la semaine de 48 heures, adoptée à l'origine dans le cadre d'une directive européenne sur le temps de travail ? Autant dire que les syndicats sont révoltés. Ils lui ont d'ailleurs déjà intimé l'ordre de dire exactement ce qu'elle avait en tête, alors qu'elle clame haut et fort qu'elle veut relancer la compétitivité des entreprises britanniques... "La priorité de Liz Truss devrait être d'aider les familles à payer leurs factures d'énergie cet hiver", a tonné Frances O'Grady, la secrétaire générale de la confédération des syndicats, le Trades Union Congress. "Et si elle a un plan pour détricoter les avantages acquis de haute lutte par les travailleurs – ce qui serait d'ailleurs la dernière des choses à faire – elle doit le dire !" Pour ajouter que "les congés payés, l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, les limites en matière d'heures travaillées et les congés parentaux sont autant d'avantages obtenus grâce à l'Europe. Ce sont des protections et des droits essentiels, pas de simples aménagements". La guerre entre la nouvelle Première ministre et les syndicats paraît donc inéluctable, d'autant qu'elle a aussi annoncé son intention d'obtenir, pendant ses 30 premiers jours au 10 Downing Street, des niveaux de service minimum pour les postiers, les enseignants et les professionnels du secteur de l'énergie, entre autres. Un nouveau texte qui durcirait les lois déjà existantes, en particulier en cas de grève. Et Liz Truss veut également durcir les conditions de vote pour le déclenchement de mouvements sociaux, et accroître le temps de latence prévu entre chaque action syndicale. Bref, elle veut, selon les syndicats, tout simplement revenir au XIXe siècle...

Auteur

  • Lys Zohin