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La grève des chemins de fer a commencé au Royaume-Uni

Syndicats | publié le : 20.06.2022 | Lys Zohin

Trains at London Paddington railway station

Ce sera la plus grande grève depuis trente ans outre-Manche, promettent les syndicats. Depuis ce lundi soir minuit, la plupart des trains, aussi bien dans le nord et le sud de l'Angleterre qu'au pays de Galles et en Ecosse, sont à l'arrêt. Pour ces premières 24 heures de grève (qui devraient être suivies par deux autres périodes d'arrêt du travail, les 23 et 25 juin), 40 000 salariés affiliés au syndicat RMT (National Union of Rail, Maritime and Transport Workers) ont cessé le travail. Seuls environ 20 % des trains devraient circuler aux heures de pointe. La raison de la colère des cheminots ? Le salaire et les tentatives de réforme du secteur, après les pertes enregistrées durant la pandémie et après, les habitudes des usagers ayant changé. Les sociétés qui gèrent ces transports, dont Northern Rail, ont en effet annoncé un gel des salaires, malgré l'inflation, des fermetures de guichets et d'éventuelles suppressions de postes, y compris dans la maintenance. Face à l'absence de progrès dans les discussions avec le patronat, les syndicats ont demandé au gouvernement d'agir, aussi bien sur les contrats que sur les financements, mais rien n'y a fait. Le ministre des Transports, Grant Shapps, en particulier, a simplement déclaré que c'était aux employeurs de poursuivre le dialogue social avec les salariés et leurs représentants, pour ajouter que les syndicats "punissaient de cette façon des milliers d'usagers innocents et risquaient de détruire les emplois des cheminots".  La direction de Network Rail, qui rechigne donc à faire des concessions, a estimé que les arrêts de travail répétés pourraient coûter environ 150 millions de livres (près de 175 millions d'euros) à l'industrie du rail, sous forme de pertes de revenus. En outre, d'autres syndicats pourraient se joindre au mouvement dans les semaines qui viennent. De fait, le TSSA, qui représente les salariés des salles de contrôle et les cadres qui, en général, prennent le relais en cas de grève pour assurer les services de signaux sur les voies, notamment, a annoncé la semaine dernière vouloir consulter ses membres en vue de rejoindre le mouvement de grève. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le métro londonien est lui aussi entré en grève ce mardi, les 10 000 membres du RMT cessant le travail pour 24 heures...

Auteur

  • Lys Zohin