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Constitution du CNR : Emmanuel Macron reçoit les syndicats aujourd'hui

Syndicats | publié le : 09.06.2022 | Benjamin d'Alguerre avec AFP

ARCHI-MONUMENT-Palais de l'Elysée

Ce vendredi, le chef de l’État reçoit à déjeuner quatre leaders syndicaux sur cinq.

Crédit photo ID-EasyDoor - stock.adobe.com

Emmanuel Macron ouvre sa table aux partenaires sociaux. Ce vendredi, le chef de l’État reçoit à déjeuner quatre leaders syndicaux sur cinq – Philippe Martinez, de la CGT, a décliné – avant de passer, mardi 14 juin, aux représentants du patronat, Medef, CPME et U2P. Aucun ordre du jour particulier n’a été transmis aux participants, explique-t-on du côté de la CFDT, mais il semble vraisemblable que l’objectif du Président vise à sonder les organisations représentant les salariés à propos du futur Conseil national de refondation (CNR) dont ce dernier a annoncé la création future. Un comité regroupant « forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et citoyens tirés au sort » en vue de déterminer une nouvelle feuille de route pour le quinquennat qui s’ouvre relative à cinq thématiques : « l'indépendance (industrielle, militaire, alimentaire...), le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l'égalité des chances et la renaissance démocratique », détaillait Emmanuel Macron la semaine dernière dans une interview donnée à la presse régionale.

La CGT, de son côté, a répondu « non » à l’invitation. Motif : l’événement est trop proche du premier tour des élections législatives et, à Montreuil, où le soutien aux candidats NUPES ne fait pas mystère, on ne souhaite pas donner l’impression de se placer dans les pas présidentiels. « L’effet d’annonce de ce déjeuner ne nous a pas échappé et nous refusons de nous inscrire dans le calendrier de campagne imposé par le président de la République », annonce la Centrale. À la CFDT, Laurent Berger compte profiter de l’occasion pour demander « une grande réflexion sur le travail » préalable à toute réforme des retraites. Une réflexion qui associerait les mondes professionnels et universitaires et qui embrasserait les questions d’emploi, de qualité de vie au travail, de rémunération, de pénibilité du travail ou de salaires. « Ce sera aussi l’occasion de lui signifier qu’on ne souhaite pas revivre cinq années de démocratie sociale semblables à celles que l’on vient de traverser », indiquait le numéro 1 cédétiste à l’occasion d’une rencontre avec l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) le 8 juin.

Au sein du patronat, Geoffroy Roux de Bézieux expliquait mercredi au micro de RTL accueillir avec « bienveillance » cette initiative après un premier mandat où « la concertation avec les parties prenantes » avait manqué. « Il y a besoin d’une autre forme de dialogue », juge le président du Medef. Mais au sein des centrales syndicales, on s’interroge cependant sur la manière dont les travaux de cette future instance pourraient s’articuler avec ceux du Conseil économique, social et environnemental (Cese), chargé lui aussi de porter la voix de la société civile…

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre avec AFP