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Le patronat britannique alerte sur son manque de préparation en cas de no deal

Organisations patronales | publié le : 13.12.2020 | Lys Zohin

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Alors que les discussions autour d'un accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne se prolongent, les patrons ont alerté le gouvernement britannique : en cas de no deal, l'impact serait désastreux, et les entreprises britanniques mal préparées pour essuyer une telle tempête. Selon les dernières données publiées par la Banque d'Angleterre, seules 6% des plus de 3.000 entreprises interrogées déclarent être totalement prêtes pour affronter la fin de la période de transition, fixée au 31 décembre. Et si 62% déclarent être « aussi prêtes que possible », elles avouent manquer de détails, en particulier en ce qui concerne les échanges commerciaux, pour ajuster leur stratégie. Minette Batters, la présidente de l'Union nationale des producteurs agricoles, estime ainsi qu'un accord, sans quotas et sans barrières douanières, est absolument essentiel, 70% des produits agricoles britanniques étant exportés vers le continent. Quant à Stephen Phipson, le directeur général de Make UK, l'association des entreprises manufacturières, il a déclaré que ces industries n'avaient jamais envisagé d'être face à une telle incertitude. « Notre secteur se retrouve dans la situation peu enviable d'un no deal catastrophique ou d'un accord de dernière minute, lequel impliquerait également des dégâts, aussi bien en termes d'emplois que de compétitivité », a-t-il ajouté dans la presse. De son côté, Jim Harra, le directeur des douanes britanniques, a indiqué, dans son témoignage devant une commission parlementaire, que les entreprises auraient à supporter, même en cas d'accord, des coûts supplémentaires d'un montant de quelque 7,5 milliards de livres sterling (plus de 8 milliards d'euros), ne serait-ce qu'en raison des nouveaux documents administratifs à remplir pour passer la douane. Sur un an, les exportateurs devront en remplir pas moins de 265 millions, contre 54 millions actuellement. En outre, les grands ports britanniques vont devoir avoir recours à de nouveaux systèmes informatiques pour gérer les mouvements des camions de transport, qu'ils ne savent pas utiliser.

 

Auteur

  • Lys Zohin