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Le Medef propose un dispositif d’activité partielle en alternative aux PSE

ISRH | Organisations patronales | publié le : 28.05.2020 | Benjamin d'Alguerre

Le Medef et l’IUMM ont planché sur un dispositif complémentaire à l’activité partielle qui pourrait soulager État, employeurs et assurance-chômage.

Crédit photo Prostock-studio/Adobe Stock

Le Medef est d’accord sur la prolongation du dispositif d’activité partielle, mais avec des réserves. Notamment économiques étant donné le coût que représente cette mesure pour l’État et pour l’Unédic. « On sait que la dette de l’assurance-chômage dépassera les 50 milliards d’euros cette année », a indiqué Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, lors d’une conférence de presse consacrée à la relance de l’activité économique le 28 mai. Pour autant, dans un contexte d’immédiat après-crise qui se traduit par une reprise timide de l’activité (entre 70 et 75 % selon les calculs de l’Insee et du Medef avec des secteurs plus impactés, comme le bâtiment ou l’industrie, où le taux d’activité n’est que d’environ 60 %) et une baisse annoncée du PIB qui pourrait monter jusqu’à 10 points sur le prochain trimestre, pas question de stopper l’activité partielle du jour au lendemain. Près de 10 à 12 millions de salariés sont encore concernés par le régime, même si le ministère du Travail vient de durcir ses conditions de prise en charge (à raison de 60 % du salaire net à compter du 1er juin contre 70 % auparavant).

Dans ces conditions, le Medef et l’IUMM ont planché sur un dispositif complémentaire à l’activité partielle qui pourrait soulager État, employeurs et assurance-chômage. Au menu, un système de temps partiel aménagé en fonction de l’activité économique des entreprises « permettant à l’employeur d’abaisser le niveau d’occupation des salariés, dont la perte de rémunération serait compensée », explique l’organisation patronale. « Il s’agit surtout d’une alternative aux PSE, précise Geoffroy Roux de Bézieux. Dans trois mois, il existera toujours des entreprises qui auront besoin de l’activité partielle. Un sous-traitant de l’industrie aéronautique dépendant des commandes de ses deux seuls clients potentiels – Airbus et Boeing – sait que son volume de commandes sera réduit pendant quelque temps. Faut-il qu’il licencie ou vaut-il mieux qu’il dispose d’un moyen alternatif de conserver ses salariés et ses compétences en aménageant le temps de travail ? » La question du financement de cette mesure reste encore en suspens toutefois alors que le Medef songe à imaginer des dispositifs similaires dans d’autres branches (commerce, services et BTP) avec les fédérations patronales concernées…

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre