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Inflation : le monde de l'ESS tire la sonnette d'alarme

Organisations patronales | publié le : 04.10.2022 | Benjamin d'Alguerre

Inflation

L’inflation galopante n’épargne pas le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Comme leurs homologues du secteur lucratif, les dirigeants associatifs, mutualistes et coopératifs tirent la sonnette d’alarme sur la spirale inflationniste qui touche leurs organisations. 90,7 % d’entre eux affirment voir le fonctionnement de leur structure économiquement perturbé. 83 % subissent ainsi les conséquences de hausse des prix de l’énergie, 63 % de celles du Smic et 58 % de l’augmentation des prix du matériel selon une enquête réalisée par l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) dévoilée le 4 octobre. De quoi mettre sérieusement en danger la survie de certaines de ces organisations à but non lucratif.

Pour y faire face, l’Union appelle à l’aide tous azimuts. L’État, en premier lieu, afin de lui demander une prise en compte du coût de l’inflation dans les appels à projet des collectivités territoriales ouverts au monde associatif, en mettant en place une politique de relance par la demande qui pourrait prendre la forme d’un "chèque associatif" pour permettre aux individus les plus en précarité de recourir aux services du monde de l’ESS et en autorisant la transformation des PGE éventuellement souscrits par ces structures en quasi-fonds propres afin de les aider à traverser la tempête. Aux parlementaires, ensuite, qui vont s’atteler dans quelques semaines à l’examen du projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) 2023. Principales mesures de nature à pouvoir secourir les associations, mutuelles et coopératives en danger : une suppression de la taxe sur salaire (13,6 % par entreprise), la création de 5 000 volontaires territoriaux en entreprises – des jeunes alternants bac + 2, "pour aider les entreprises de l’ESS à développer des projets structurants", détaille Hugues Vidor, président de l’Udes –, la mise en place de crédits d’impôts pour l’innovation pour les structures de l’économie sociale et solidaire (à hauteur de 7 millions d’euros) et une enveloppe de 200 millions destinés à sécuriser le maintien d’embauche de jeunes engagés dans le cadre de 10 000 parcours emploi-compétences (PEC) en 2023, et l’assurance de voir les contrats de ces derniers maintenus sur 24 mois au lieu de 6.

 

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre