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Face aux grèves, General Motors menace de quitter la Corée du Sud

Relations Sociales | publié le : 19.11.2020 | Lys Zohin

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Depuis le 30 octobre, les ouvriers des deux usines de General Motors à Bupyeong, en Corée de Sud, font des débrayages quotidiens de quatre heures. Le but ? Obtenir un dégel des salaires, bloqués depuis 2018 pour sauver les deux usines de la faillite. Un accord avait été trouvé avec les syndicats et renouvelé chaque année. Mais le constructeur américain veut un accord de deux ans d'un coup, de même qu'il veut réduire la prime de performance que reçoivent les ouvriers à 6.000 euros par an contre 17.000 euros auparavant. Après 24 séances de négociation, aucun accord n'est en vue. Au point que General Motors menace, de façon à peine voilée, de quitter le pays. « Ces actions nous empêchent d'envisager de nouveaux investissements et de penser à de nouveaux modèles pour ces usines. Et elles rendent la Corée du Sud non compétitive », a déclaré Steve Kiefer, le président des activités internationales de GM, à Reuters. Reste que quitter le pays dans l'immédiat ne sera pas facile, admet Steve Kiefer. Et pour cause, en 2018, alors qu'il enregistrait des pertes, le constructeur a obtenu l'aide de la Korea Development Bank, une banque d'investissement appartenant à l'État sud-coréen, pour un montant équivalant à quelque 630 millions d'euros - conditionné par un maintien de ses activités dans le pays pour une période de dix ans... Les difficultés de GM, qui fabrique normalement un demi-million de véhicules par an en Corée du Sud et y emploie un total de 12.000 personnes, se sont accrues cette année avec la pandémie, qui a rogné la production de 60.000 véhicules. Quant aux débrayages, ils ont entraîné une baisse de production de 20.000 véhicules.

 

Auteur

  • Lys Zohin