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« Nous avons toujours essayé de trouver une zone commune de décision » (CGT)

Dialogue Social | publié le : 22.01.2021 | Gilmar Sequeira Martins

Interview de Lies Taouche, coordinateur CGT, Groupe Daher.

Comment expliquez-vous que l’ensemble des organisations syndicales aient signé l’accord sur les mesures d’accompagnement du PSE ?

Lies Taouche (coordinateur CGT) : En réalité, les syndicats ont négocié et signé surtout un APLD (accord sur l’activité partielle de longue durée, NDLR), pour 231 salariés, et un Plan de Sauvegarde de l’Emploi avec des mesures d’accompagnement. Ces accords complètent une série de dispositions (qualifiées de « risques d’affaires ») qui ont permis de maintenir 580 emplois et qui modifient considérablement la portée de la réorganisation initiale. Pour répondre plus directement à votre question, j’explique la signature unanime des OS, tout simplement parce qu’elles ont été force de proposition tout au long de la procédure, que leurs propositions ont fait l’objet de débats avec la direction, que ces débats ont toujours été très respectueux des positions exprimées, et que nous (OS et Direction) avons toujours essayé de trouver une zone commune de décision.

Êtes-vous confiant dans l’adhésion des salariés concernés aux propositions de reclassement ou de transfert ?

L. T. : En l’état, la commission de suivi enregistre 280 dossiers (retraités, mobilités internes et externes ainsi que des projets personnel... reconversion, micro entreprise etc.). Le principe de ce processus qui est en cours, ce sont bien les mesures d’accompagnement. Elles atteignent a priori leurs objectifs, du moins en partie. Le but principal est bien d’éviter des licenciements contraints. Les OS restent particulièrement vigilantes, mobilisées et attentives au processus de recherche d’un repreneur pour le site de Saint-Julien.

À quelles conditions un dialogue social de qualité peut-il être maintenu en période de crise aussi particulière ?

L. T. : Tout simplement en mettant en dynamique des moyens, une méthode de travail et la volonté. Les moyens, nous en avons fait la proposition, par le biais d’un accord de méthode que nous avons rédigé, avec l’aide d’un cabinet conseil. La méthode de travail, qui implique la mobilisation de moyens matériels et immatériels significatifs a ainsi été modélisée. Ensuite, nous avons beaucoup travaillé, avec la volonté de tenir nos objectifs et surtout en conservant notre position qui a été d’être force de proposition tout au long de la procédure, et de rechercher les zones de consensus autour d’objectifs partagés.

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins