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Élections des travailleurs des plateformes : le scrutin se tiendra du 9 au 16 mai

Dialogue Social | publié le : 14.01.2022 | Benjamin d'Alguerre

livreur velo

En mai 2022, près de 100 000 chauffeurs VTC et livreurs en deux-roues seront appelés aux urnes dans le cadre des premières élections professionnelles des travailleurs des plateformes. Selon les termes d’un arrêté publié au Journal officiel le 10 janvier (ci-dessous en pièce-jointe), la période retenue pour le scrutin commencera le 9 mai 2022, à 13 heures et s’achèvera le 16 mai 2022, à la même heure, dans le cadre d’un vote exclusivement électronique. La période des dépôts de candidatures (syndicats de salariés et collectifs de travailleurs des plateformes sont reconnus éligibles) est ouverte du 24 janvier au 18 février à minuit.

L’organisation du scrutin a été confiée à l’Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi (ARPE), une structure mise en place fin 2021 dont la présidence a été confiée à Bruno Mettling (ex-DRH d’Orange) et la direction générale à Joël Blondin (ancien numéro 2 de la DGT et inspecteur général des affaires sociales). D’ores et déjà les économistes Maya Bacache-Beauvallet et Odile Chagny ainsi que le président du conseil d’administration de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (Intefp), Jean-Dominique Simonpoli, ont été nommés au board de l’ARPE en tant que personnalités qualifiées.

Côté scrutin, plusieurs organisations syndicales et collectifs de travailleurs se sont déjà annoncés candidats, soit sous leur logo, soit sous forme d’alliance. Ainsi, Sud devrait se présenter en association avec le Clap, l’un des premiers collectifs historiques de livreurs à vélo là où la CGT a structuré son propre collectif. Plus que négocier des droits pour ces travailleurs ubérisés, les deux syndicats misent sur une requalification de leurs contrats de prestation en contrats de travail. La CFDT, de son côté, associée à une union de plusieurs collectifs locaux de l’ouest de la France, souhaite pour sa part conserver le statut d’auto-entrepreneurs des livreurs et chauffeurs VTC mais négocier une plateforme minimale de droits auprès des employeurs des plateformes.

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Auteur

  • Benjamin d'Alguerre