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Discriminations à l'embauche, l'intérim rappelé à l'ordre

Droit du travail | publié le : 22.10.2021 | Benjamin d'Alguerre

discrimination

"BBR". Acronyme de "Bleu-Blanc-Rouge". C’était une annotation que l’on pouvait trouver, dans les années 1980-90, griffonnée en marge des bulletins de commande transmis par les employeurs aux agences de travail temporaire. Un terme crypté qui signifiait que l’employeur ne souhaitait embaucher que des intérimaires français "de souche". Le scandale des discriminations dans le travail temporaire ayant éclaté, les grands réseaux de l’intérim s’étaient engagés à corriger tout cela et à faire cesser ce genre de pratiques. Avec succès ? Rien n’est moins sûr, à en croire la récente opération de testing réalisée en Île-de-France par SOS Racisme. Selon ses conclusions, 45 % des agences franciliennes persisteraient à pratiquer la discrimination à l’embauche. "Ces pratiques inacceptables sont illégales et, de fait, condamnées pénalement – jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende", ont conjointement rappelé Élisabeth Borne, ministre du Travail et son homologue à la lutte contre les discriminations Élisabeth Moreno, à l’occasion du dévoilement des résultats du testing, le 21 octobre 2021. À cette occasion, le Gouvernement a exigé que les divers réseaux du travail temporaire mettent un terme à ces pratiques avec "des actions concrètes", parmi lesquelles la "diffusion de consignes claires aux équipes, définition de procédures transparentes dans la sélection des intérimaires ou encore formation des personnes en charge des recrutements ou de l’affectation des intérimaires". Un premier point d’étape doit être organisé avant la fin de l’année.

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre