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L'avenir est au télétravail, sans perdre le relationnel (Actineo)

Organisation du travail | publié le : 05.05.2021 | Lys Zohin

Selon une enquête internationale réalisée pour Actineo, observatoire de la qualité de vie au travail, auprès de 3.000 salariés et indépendants, les travailleurs se projettent dans un avenir où ils travailleront davantage de chez eux, mais sans perdre le contact avec l'entreprise. Pour 85 % des personnes interrogées, le travail à domicile fera demain de plus en plus partie intégrante de la vie professionnelle, qu'elles aient ou non une expérience préalable, et l'idéal serait deux ou trois jours par semaine. Environ 24 % d'entre elles souhaitent même travailler à temps complet de leur domicile, un mode de travail qu'elles estiment « bien perçu et encouragé » par leur employeur à 67 % (le Grand Paris n'étant à cet égard qu'à 59 %), et même « très encouragé », selon 24 % des répondants (dont 32 % pour ceux qui sont basés dans la zone San Francisco/Seattle). En revanche, si certains ne souhaitent pas recourir au télétravail, c'est avant tout pour mettre fin à la porosité entre vie privée et vie professionnelle et à l'ingérence de leur vie professionnelle dans leur sphère privée (respectivement 22 % et 27 % parmi les 19-29 ans, en particulier). En outre, la plupart des personnes interrogées admettent avoir du mal à maintenir un équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle ou ne possèdent pas d'équipement adéquat ou d'espace suffisant à domicile. Mais les freins principaux, au-delà du fait que certaines tâches ne se prêtent pas au télétravail, sont surtout un employeur qui y serait peu favorable, pour 29 % des répondants en général (et 36 % en région parisienne, de même qu'à Singapour). Enfin, tandis que 83 % des répondants ont travaillé à domicile au moins un jour par semaine pendant la crise sanitaire (contre 21 % avant), beaucoup souhaitent néanmoins continuer de venir au bureau pour les échanges informels avec les collègues et la convivialité (41 %) ou pour bénéficier d'un espace réservé au travail qui le sépare clairement de la vie privée (39 % en moyenne, avec la région San Francisco/Seattle à 47 % et Singapour à 45 %).

* enquête réalisée auprès de 3.000 salariés et indépendants en janvier et février derniers, représentatifs des différents secteurs d'activité, classes d'âge et tailles des entreprises, dans l'aglomération parisienne, celle du grand Londres, le triangle Amsterdam-Rotterdam-La Haye, la région de San Francisco-Seattle et Singapour.

Auteur

  • Lys Zohin