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Laurent Bataille fait marcher Poclain au capital humain

Liaisons Sociales Magazine | Management | publié le : 25.04.2016 | Eric Béal

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Outil industriel moderne, gestion RH de terrain, formation permanente… le patron de cette ETI familiale mondialisée fait confiance au savoir-faire de ses équipes. Mais aussi à leur attachement à l’entreprise. En 2009, il obtenait ainsi un accord de compétitivité avant l’heure.

Des traits de peinture verts, jaunes et rouges sur le sol délimitent les passages sécurisés des zones dangereuses. Dans le grand hall de fabrication de Poclain Hydraulics, à Verberie (Oise), les ouvriers s’affairent autour des machines-outils. Ici, l’organisation est celle d’une usine de classe mondiale. Propriété d’une entreprise de taille intermédiaire, spécialisée dans les composants et transmissions hydrostatiques qui équipent pelles mécaniques, engins de BTP, machines agricoles, chariots élévateurs, balayeuses, camions, véhicules utilitaires et, depuis peu, voitures lambda. « Nos dispositifs permettent aux voitures de bénéficier de quatre roues motrices sans supporter la traînée et le poids des transmissions mécaniques », explique Antoine Riesser, le responsable de la production de l’usine.

Le site français du groupe Poclain ne peut néanmoins cacher les vestiges d’une histoire étroitement liée à la famille Bataille. L’entreprise fut créée en 1926 par Georges Bataille, le grand-père de Laurent et de son frère Guillaume, respectivement P-DG et directeur général. Vendue au groupe américain Case dans les années 1970, la marque Poclain disparaît dans les méandres des fusions-acquisitions. Mais la filiale Poclain Hydraulics est rachetée en 1985 par ses fondateurs.

L’an dernier, Laurent Bataille a aussi récupéré le nom de Poclain. Une façon de recréer le lien entre l’aventure industrielle des moteurs hydrauliques d’aujourd’hui et celle du matériel agricole et des pelles mécaniques d’hier. Les différentes générations de Bataille détiennent 75 % du capital du groupe, à côté du fonds d’investissement des salariés (5 %) et de banquiers partenaires.

Ouverte en 1968, l’usine de Verberie côtoie un ancien bâtiment industriel qui abrite le restau­rant d’entreprise et un amphithéâtre. Non loin se dressent les locaux défraîchis de l’ancien siège social, récemment déplacé à proximité. Services marketing, R & D et logistique sont installés dans d’autres bâtiments. Quelque 500 person­nes travaillent sur le site picard. Pour un effectif mondial de 2 200 personnes réparties dans 11 usines et une dizaine d’agences commerciales dans le monde. Aujourd’hui, le groupe Poclain allie une gestion un brin paternaliste influencée par les valeurs chrétiennes de son patron, une ­internationalisation à marche forcée et une innovation technique continuelle.

Auteur

  • Eric Béal