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La grande foire des méthodes douces

Liaisons Sociales Magazine | Management | publié le : 21.06.2016 | Catherine Abou El Khair

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Ateliers de relaxation, de yoga, de méditation, thérapies cognitives… Pour répondre au mal-être au travail, des prestataires en tout genre toquent à la porte des entreprises. Un marché balbutiant.

Quand on est prof de yoga, masseur ou sophrologue et qu’on cherche à travailler en entreprise, mieux vaut ne pas manquer certains rendez-vous. En particulier la Semaine pour la qualité de vie au travail (QVT). « C’est un moment important pour nous, on a alors beaucoup de demandes », confirme Isabelle Hastings. Fondatrice de Magic Monday, elle propose des ateliers de sophrologie et de rigologie en ­milieu professionnel. Avec l’espoir de les compléter, ensuite, par des formations plus pointues en qualité de vie au travail et en risques psychosociaux (RPS). « Les entreprises ont aussi besoin de prestations ­pratico-pratiques. Il faut qu’elles communiquent aux salariés leur vision du bien vivre au travail », insiste l’entrepreneuse.

Après le business des audits en RPS, voici donc venu le marché du bien-être. Un créneau nouveau, sur lequel les prescripteurs sont multiples : DRH, responsables de la QVT ou de la santé au travail, élus de comité d’entreprise… Quelques « grossistes » du bien-être en entreprise ont étoffé leur catalogue en proposant ateliers de relaxation, massages ou conférences. Tels Pass-Zen Services, Well Ideas, Obiance, Les Ateliers ­durables ou La Pause Santé. À côté d’eux, des indépendants : coachs, anciens cadres d’entreprise, fans de shiatsu ou de méditation, professionnels de santé.

Chacun vend aujourd’hui sa méthode, qu’elle soit corporelle ou axée sur le mental, pour aider les salariés à se sentir plus heureux au travail. Ou simplement pour déstresser. Leur point commun ? Tous sont des partisans de l’approche anglo-saxonne du bien-être au travail, centrée sur l’individu, qui s’est développée via des programmes d’assistance aux employés. Et tous, aussi, se voient un bel avenir : selon eux, les employeurs tricolores ne pourront guère se passer de leurs services à l’avenir s’ils continuent à faire trimer leurs troupes aux mêmes cadences. « Changer les structures prend des années. Les entreprises ont besoin de solutions d’attente », explique Isabelle Hastings, de Magic Monday. « Les prestations des cabinets de management coûtent trop cher », abonde Arnaud Selosse, fondateur de Well Ideas, qui, depuis 2011, multiplie les offres en tout genre.

Auteur

  • Catherine Abou El Khair