Les travailleurs pauvres de l'aide à domicile

Un taux de 17,5 % contre une moyenne nationale de 6,5 % : c’est, en effet, la part de travailleurs de l’aide à domicile, intervenant auprès des personnes âgées, dépendantes ou handicapées, qui vivent sous le seuil de pauvreté. La cause principale de cette précarité ? Certaines des sept conventions collectives qui régissent ce secteur d’activité proposent, en début de carrière, des salaires inférieurs au Smic. De bas niveaux de rémunération qui se cumulent au temps partiel. Par ailleurs, certains intervenants de l’aide à domicile restent scotchés au niveau du Smic entre neuf et treize ans. Les auteurs du rapport El Khomri réclament donc une revalorisation des salaires pour un coût évalué à 170 millions d’euros par an, sur les 825 millions estimés nécessaires pour l’entrée en vigueur des 59 mesures préconisées.