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Un million de salariés en activité partielle en plus en une semaine

ISRH | Sécurité Sociale | publié le : 29.04.2020 | Nathalie Tran et Benjamin d'Alguerre

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Au 28 avril, 1 164 000 demandes d’activité partielle ont été déposées pour motif de coronavirus, soit +9% depuis le 21 avril. Le nombre total de demandes a ainsi presque été multiplié par trois depuis le début du mois. Elles concernent 890 000 entreprises (1 060 000 établissements) et 11 300 000 salariés, soit plus d’un million de plus en une semaine, dont 57% travaillent dans des établissements de moins de 50 salariés. C’est-à-dire 51% de l’emploi salarié privé. À l’inverse, ceux qui travaillent dans des établissements de plus de 250 salariés représentent 16% des salariés en activité partielle, alors que ces établissements recouvrent 20% de l’emploi salarié privé. Les demandes portent sur un total de 4,8 milliards d’heures chômées (+0,4 milliard en une semaine), soit une moyenne de 420 heures chômées demandées par salarié, ce qui correspond à plus de 12 semaines à 35 heures hebdomadaires. Quatre secteurs d’activité concentrent toujours 64% des demandes, 58% des effectifs concernés et 60% des heures chômées demandées depuis le 1er mars : le commerce et la réparation automobile, l’hôtellerie-restauration, la construction et les activités de services spécialisés, scientifiques et techniques. Toutefois, ces chiffres pourraient brutalement augmenter après le 1er mai, date à laquelle les parents salariés en arrêt de travail pour garde d'enfants passeront automatiquement sous le régime de l'activité partielle. Difficile d'estimer leur nombre car, à compter du 11 mai, les écoles devraient rouvrir progressivement (pour les plus petites classes) selon des critères qu'il appartiendra aux municipalités de fixer. Du côté du ministère du Travail, on assure cependant que cette reprise se fera en deux phases. «Dans une première période qui s'étendra du 11 mai au 2 juin, les parents ne pouvant pas faire autrement que de garder leurs enfants à domicile bénéficieront du régime de chômage partiel», assure un proche de Muriel Pénicaud. C'est la seconde phase qui pourrait s'avérer plus problématique car, à compter du 2 juin, «seuls pourront être éligibles au chômage partiel les parents salariés susceptibles de présenter une attestation de l'école assurant que celle-ci n'est pas en mesure d'accueillir leurs enfants». Dans tous les cas, les employeurs ne seront pas mis à contribution. 

Auteur

  • Nathalie Tran et Benjamin d'Alguerre