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L'Opcommerce vise les 75.000 alternants dans son périmètre fin 2021

Formation | publié le : 18.05.2021 |

La crise de la Covid-19 n’a pas plombé le développement de l’alternance dans le secteur du commerce. « Au contraire, 2020 a même constitué une année record », se félicite Véronique Allais, présidente de l’Opcommerce, l’Opérateur de compétences de la grande distribution et du commerce de proximité. Les entreprises des 19 branches adhérentes à l’Opco ont accueilli 65.814 alternants en 2020 (contre environ 19.000 l’année précédente). C’est essentiellement l’apprentissage qui tire cette croissance avec 45.722 contrats signés (soit une progression de 264 % par rapport à 2019), la professionnalisation (20.092 contrats signés) étant en baisse de 25 %. Sans surprise, c’est la réforme de la formation du 5 septembre 2018 et la mise en place des aides au recrutement d’apprentis mises en place qui expliquent cette croissance. Et 2021 semble également prometteuse : « Au 30 avril, nous avons enregistré 14.700 signatures de contrats d’apprentissages et 3.270 pour la professionnalisation », calcule Philippe Huguenin-Génie, directeur général de l’Opco. Bref, « 2020 a été une année record pour l’alternance dans le commerce », se félicite Véronique Allais, présidente de l’Opérateur de compétences pour la Fédération du commerce de détail (FCD). Le coronavirus n’aura pas stoppé la dynamique qui reste cependant portée (à 50 %) par la grande distribution et le commerce alimentaire (épicerie, fruits et légumes, produits laitiers).

Pour surfer sur ces bons chiffres, l’Opcommerce a engagé son plan « Alternance 2021 ». Avec des objectifs notamment quantitatifs (75.000 alternants en 2021), mais aussi qualitatifs (passer en dessous des 13 % de taux de rupture des contrats). Et un gros volet consacré à l’accompagnement des organismes de formation et des CFA du secteur. Figurent aussi au programme des ambitions en matière de sourcing grâce à des partenariats territoriaux avec les acteurs de l’emploi et de l’insertion (Pôle emploi, Agefiph, Écoles de la deuxième chance…) et le renforcement de l’attractivité des métiers du commerce en partenariat avec les Régions, en charge de l’orientation scolaire et professionnelle. Le volet « développement qualitatif » de l’offre doit notamment se construire autour de l’attribution d’un label « École du Commerce de Demain » (ECD) aux établissements de formation (CFA ou OF) dont les prestations de formation répondent aux mieux aux besoins des entreprises du secteur fortement challengées par les nouvelles pratiques du secteur (e-commerce, click n’ collect). « Pour les jeunes, le label ECD c’est l’assurance que le partenaire propose des parcours en alternance de qualité avec un accompagnement durant tout le processus de formation. Pour les entreprises, c’est l’assurance que le partenaire propose des profils et des cursus adaptés à leurs besoins et assure un vrai suivi tout au long de la durée du contrat », précise Philippe Huguenin-Génie. Fin 2021, l’Opcommerce vise à labelliser quatre ou cinq établissements par Région.

Photo: de g. à dr. : Véronique Allais, présidente (FCD); Chrystelle Derrien, vice-présidente (CFDT); Philippe Huguenin-Génie (Délégué général).