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La restauration doit jouer l’alternance

Entreprise & Carrières, 8/09/2009 | Formation Continue | publié le : 08.09.2009 |

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Le gouvernement vient de réunir les organismes de formation du secteur de la restauration, leur enjoignant de développer les contrats d’apprentissage et de professionnalisation.

 

Le 1er septembre, Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat à l’Artisanat, aux PME et aux Services, ont réuni, à Bercy, 150 organismes de formation spécialisés dans le secteur de la restauration.

 

Un “Monsieur alternance” pour la branche

Objectif de ce rendez-vous : avancer sur l’engagement de la profession de créer 20 000 contrats d’apprentissage et de professionnalisation supplémentaires pour les jeunes en contrepartie de la baisse de la TVA à 5,5 % appliquée depuis le 1er juillet dernier. Dans cette optique, Régis Marcon, restaurateur à Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire), a été nommé “Monsieur alternance” de la branche.
Pour tenir leur engagement, pris le 28 avril 2009 dans le contrat d’avenir signé avec l’Etat, d’atteindre 20 000 contrats en alternance supplémentaires au 1er septembre 2011, les acteurs du secteur ont « trois rentrées scolaires pour agir », a expliqué Hervé Novelli. Laurent Wauquiez parle d’« une exigence d’exemplarité » des gros employeurs du secteur, et estime que « l’emploi ne doit pas être le parent pauvre » du contrat d’avenir signé en contrepartie de la baisse de la TVA.

 

Identifier les blocages à l’alternance

Un questionnaire doit être envoyé à l’ensemble des organismes de formation pour identifier les blocages limitant le développement de l’alternance et pour quantifier les possibilités de formation de chaque organisme.
Parmi les blocages évoqués figurent le fait que les contrats de professionnalisation sont moins avantageux pour les employeurs que les contrats d’apprentissage ; la complexité du système ; la difficulté d’identifier les entreprises à même de recruter en alternance… Un premier diagnostic pourrait voir le jour en octobre.
Jusqu’ici, la branche de la restauration recrutait, chaque année, environ 30 000 contrats d’apprentissage ainsi que 6 000 contrats de professionnalisation.

 

Laurent Gérard