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Aux États-Unis, de plus en plus d'entreprises facturent leur formation aux salariés démissionnaires

Formation | publié le : 18.10.2022 | Lys Zohin

Businessman Office Prisoner

La pratique, que certains ont baptisée "Traps" (pièges, en anglais) pour Training Repayment Agreement Provisions – clauses d'accord de remboursement de formation – commence à inquiéter les autorités réglementaires américaines, de même que le législateur. Ce système de remboursement d'une formation donnée à un salarié si ce dernier démissionne a émergé, de façon éparse, à partir des années 1980, en particulier pour des professionnels de haut vol qui recevaient des formations coûteuses et de grande valeur pour leur carrière. Mais il tend à se généraliser depuis quelques années. La raison ? À l'heure de la "grande démission", les employeurs chercheraient par tous les moyens à empêcher leurs salariés de partir. "Le tout sans augmenter les salaires ni améliorer les conditions de travail", ajoute dans la presse Jonathan Harris, professeur de droit à la faculté de droit de Los Angeles. De fait, désormais, des coiffeuses aux camionneurs, nombre de salariés se retrouvent pris au piège de ces clauses dans leur contrat. Plusieurs administrations (celle qui œuvre pour la protection des consommateurs, ainsi que la Commission sur le commerce et le département de la Justice, notamment), ont été alertées par des salariés ou ont reçu des plaintes dans ce domaine, et veulent donc limiter cette pratique. De même, certains élus démocrates au Congrès songent à déposer une proposition de loi en ce sens, du fait que ces clauses de remboursement freinent la mobilité de certains salariés et les empêchent de trouver un emploi plus satisfaisant.

Auteur

  • Lys Zohin