A la une : Suez envisage de négocier sur l'abondement du CPF

Alors que les trois quarts des DRH n’ont pas encore développé de stratégie d’abondement des CPF de leurs salariés et qu’ils n’envisagent pas pour l’instant de le faire, selon une étude réalisée par l’ANDRH et publiée à l’occasion de l’université d’hiver de la formation professionnelle 2020, le groupe Suez réfléchit au développement de ses politiques de formation par ce biais. « La mise en place de l’appli MonCompteFormation ouvre un nouveau champ pour le développement de la formation au sein du groupe. Il s’agira de déterminer s’il est possible de trouver des points communs entre les besoins d’évolution de nos salariés et l’intérêt économique de l’entreprise et, à ce moment-là, de commencer à imaginer des politiques d’abondement. Mais la recherche de cet intérêt partagé devra passer par le dialogue social », explique Laurent-Guillaume Guerra, DRH de Suez.

L’hypothèse de l’ouverture d’une négociation sur les abondements CPF fait partie des projets du groupe pour 2020. Pour l’heure, toutefois, l’entreprise a entamé une première phase d’information de ses collaborateurs sur le CPF monétisé, en plus d’une campagne de communication interne destinée à informer les salariés de l’importance de transférer leurs heures de DIF sur leur compte personnel de formation.

Depuis 2015, le CPF « ancienne version », calculé en heures, avait connu un certain succès auprès des salariés de Suez, qui avait répondu par des abondements au cas par cas, indique Arnaud Mottard, directeur formation France du groupe. Essentiellement pour financer des formations en langues et en informatique. Si, pour l’instant, les nouveaux élus des CSE de Suez, installés fin 2019, ne sont pas demandeurs d’une négociation relative au CPF, cette discussion à propos des abondements pourrait être la première à laquelle ils s’attelleront en 2020.