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Pau, Le Creusot, Tarbes ou Lacq intéressées par l'expérience Transitions Collectives

Emploi & mobilité | publié le : 15.12.2020 | Benjamin d'Alguerre

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Après le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt le 28 novembre dernier, les premières candidatures pour l’expérimentation Transitions collectives remontent au ministère du Travail. Plusieurs communautés de communes (Lacq, Pau, Tarbes, Le Creusot) se sont déclarées intéressées pour tester, dès ce mois de décembre, ce nouveau dispositif anti-chômage imaginé dans le cadre du plan de relance. Son principe : créer des « plateformes territoriales » inter-branches, à l’échelle d’un bassin d’emploi, associant entreprises, Associations Transition Pro (ATPro) et Opérateurs de compétences (Opco) pour former les salariés ayant perdu leur emploi vers les métiers proposés par d’autres entreprises du même territoire. « C’est un dispositif imaginé à l’occasion de la crise, mais qui a vocation à perdurer ensuite, tant les nouveaux besoins en emploi liés à la transition environnementale ou numérique seront importants dans un futur proche », rappelait Élisabeth Borne, la ministre du Travail, à l’occasion d’une rencontre organisée par l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS).

En soi, le principe n’est pas neuf. Ce genre de « plateformes » visant à créer des effets de vases communicants entre entreprises licencieuses et entreprises recruteuses a déjà été mis en place dans le cadre de partenariats récents entre Adecco, Korian ou Sodexo. Outre les Opco et les ATPro, plusieurs partenaires se sont déjà engagés dans le processus (Régions de France, Territoires d’industrie). Ce sont d’ailleurs dans des bassins d’emplois déjà maillés par Territoires d’Industrie que débuteront les premières expérimentations de Transitions Collectives.

Mais la question qui se pose reste celle de l’échelon retenu par France Relance pour l’opération, à savoir le bassin d’emploi, où doivent exister concomitamment entreprises licencieuses… et entreprises recruteuses. « Il faut tenir compte de l’acceptabilité des individus pour la mobilité. Nous ne sommes pas aux États-Unis où l’on peut partir à l’autre bout du pays pour y retrouver un emploi », expliquait Élisabeth Borne. La présence de Territoires d’industrie dans l’équation devrait aussi permettre d’envisager des politiques de revitalisation industrielle des territoires choisis.

 

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre