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Cadres : après le télétravail, les nouvelles attentes

Emploi & mobilité | publié le : 06.09.2022 | Gilmar Sequeira Martins

Nervous job candidates waiting interview in company office, care

Sur un marché de l’emploi des cadres toujours aussi tendu, l’évolution de la situation économique due aux incertitudes internationales fait émerger de nouvelles tendances, selon un sondage réalisé en juillet par l’Ifop pour Cadremploi. La mobilité professionnelle, après avoir enregistré une légère poussée en début d’année, reflue légèrement et retrouve les niveaux relevés en 2020. Une majorité de cadres (51 %) souhaite poursuivre son activité dans son entreprise actuelle. Pour autant, près de quatre sur dix (38 %) se disent "ouverts à des opportunités", mais seule une frange très minoritaire (5 %) se dit en recherche active d’emploi. Selon les analystes de Cadremploi, l’origine de cette prudence doit être cherchée en premier lieu dans le contexte inflationniste.

Plus de huit cadres sur dix (81 %) se disent en effet très préoccupés par la baisse du pouvoir d’achat, la guerre en Ukraine n’arrivant qu’en deuxième position (77 %). Un autre facteur joue sans doute : la crainte de mouvements sociaux ou de manifestations si des réformes d’envergure venaient à être lancées, thème qui rend soucieux une majorité de cadres (56 %). En dépit de tous ces facteurs moroses, l’optimisme reste de rigueur s’agissant de leur situation professionnelle : 74 % des sondés se disent confiants et ce taux est encore plus élevé parmi les jeunes cadres (87 %).

Les directions des ressources humaines ne devraient cependant pas baisser la garde. Le souhait d’une majorité de cadres de rester dans leur entreprise actuelle s’accompagne d’exigences accrues en matière d’organisation et de qualité de vie au travail. Le télétravail n’étant plus une option mais un fait acquis, le débat se déplace sur d’autres sujets. Parmi les facteurs qui inciteraient les cadres à rester ou à partir, les cadres sont particulièrement intéressés par la semaine de quatre jours sans perte de salaire, qui réunit une large majorité de suffrages (65 %). Si ce type d’organisation reste minoritaire, il concerne malgré tout déjà 16 % des entreprises, soit une proportion qui n’a rien de marginale. Les cadres attendent aussi une adaptation des horaires, attendue par 52 % d’entre eux. C’est sans doute du côté des locaux de travail au sein de l’entreprise que se pose une question qui va prendre une importance croissante à l’avenir. Les propositions des organisations sur de nouveaux espaces (smart office, coworking ou flexoffice) sont citées par moins d’un cadre sur dix comme pouvant les inciter à rester ou à rejoindre une entreprise. Une donnée qui peut être analysée sous deux angles opposés : le sujet suscite l’indifférence ou bien il peut créer un engouement et de l’engagement. Reste à savoir comment.

 

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins