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L’intérim dématérialisé intéresse plus de quatre décideurs sur dix (Gojob)

Digitale | publié le : 10.06.2021 | Catherine Abou El Khaïr

Dans les douze prochains mois, 42 % des entreprises pensent certainement ou probablement à recourir pour la première fois à des agences d’intérim en ligne, selon un sondage commandé par l’agence d’intérim en ligne Gojob que nous dévoilons en exclusivité. « Depuis un an, on note une vraie accélération sur les outils digitaux de manière générale et sur l’intérim digital en particulier », note Benjamin Vallat, directeur général adjoint de ce pure-player du travail temporaire . L’enquête, effectuée auprès de 120 décideurs RH et achat d’entreprises de plus de 1.000 salariés, clients ou non des agences dématérialisées, montre, selon lui, les signes d’une acculturation au numérique particulièrement rapide.

Ce progrès de l’intérim numérique est-il lié à la pandémie ? Si le sondage ne permet pas de répondre à la question, 84 % des utilisateurs de ces services déclarent avoir des besoins « assez » ou « très importants », contre 52 % qui ne sont pas des clients de ces néo-agences de travail temporaires. Dans le cas de Gojob, la demande a été tirée en particulier par la logistique et le e-commerce, puis par l’industrie. Selon Benjamin Vallat, la hausse soudaine des besoins, la diminution des viviers d’intérimaires dans les agences classiques, le besoin de réactivité, combiné au souhait de réaliser des économies, ont contribué au développement de cette nouvelle formule.

Clientes ou non de l’intérim dématérialisé, 75 % des entreprises interrogées citent en tout cas l’argument du « coût moins élevé » pour recourir à ce type d’intermédiaire, suivi d’une « gestion administrative simplifiée grâce à la digitalisation des flux ». En revanche, pour 67 % des non-clients, l’absence de contact humain constitue un frein ; 60 % estiment encore que la plus-value par rapport aux agences classiques n’est pas nette. « L’intérim digital ne sera pas hyper compétitif face à une agence locale qui a développé un bon réseau d’intérimaires », commente Benjamin Vallat. En revanche, l’intérim dématérialisé « répond très bien aux métiers peu qualifiés, avec de gros besoins en volume sur un laps de temps très court ». Reste à ne pas décevoir sur ce point : 47 % des clients de ces services en ligne ont « le sentiment que les profils des candidats sont moins vérifiés ». En matière de recrutement, la confiance dans les outils numériques n’est pas encore gagnée.

Auteur

  • Catherine Abou El Khaïr