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La tech canadienne veut de nouveaux visas pour les talents étrangers

Recrutement | publié le : 12.04.2022 | Lys Zohin

Digital mainlands from space. Cities and countries connected by

Le Conseil des innovateurs canadiens (Council of Canadian Innovators, CCI), un groupe d'entreprises de la tech, secteur qui fait face à une grave pénurie de talents, en appelle aux autorités pour qu'elles adoptent un nouveau type de visa pour ces experts, en plus de son programme de Stratégie de Compétences Globale. Ce nouveau visa pour les hauts potentiels de la tech – développeurs et data scientists, notamment – permettrait, dans une première phase pilote, à ces derniers d'entrer dans le pays sans avoir une offre d'emploi ferme. Si ces experts du monde entier pouvaient entrer directement dans le pays, il est clair qu'ils trouveraient facilement un emploi sur place, argumente le groupe, alors qu'à l'heure actuelle, la contrainte d'une offre d'emploi freine les arrivées. Et les entreprises de la tech souhaitent même que ces visas soient accordés en 48 heures ! La proposition des entreprises de la tech canadienne reprend la philosophie mise en place au Royaume-Uni, qui offre des visas sans nécessité d'offre d'emploi pour les développeurs, les ingénieurs et les spécialistes de la data. Elle fait partie d'un document rendu public récemment dans lequel le CCI avance treize recommandations pour les autorités fédérales afin de soutenir l'industrie de la tech. "En offrant à ces talents la possibilité de venir au Canada à leur propre initiative, le gouvernement élargirait le vivier de travailleurs très qualifiés dans lequel les entreprises pourraient puiser, alors qu'elles doivent se lancer dans des procédures ardues pour faire venir ces talents", insiste le rapport. Le CCI souhaite également que le gouvernement fédéral offre un système de "conciergerie" aux employeurs pour les aider à gérer les procédures complexes de demandes de permis de résidence permanente. En outre, il suggère de mettre en œuvre un programme de nomade numérique visant à accueillir des salariés en télétravail, de revoir de façon plus régulière la liste des métiers en tension afin de mieux coller aux besoins des entreprises, et d'élargir la reconnaissance des formations à davantage de diplômes.

Auteur

  • Lys Zohin