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Pour les Français, les déséquilibres entre les territoires s'accentuent (Ifop/Medef)

Gestion de l'emploi | publié le : 05.05.2021 | Benjamin d'Alguerre

À l’occasion de l'édition 2021 de la REF (Rencontre des entrepreneurs français) des territoires, une étude Ifop révèle que huit Français sur dix jugent la France comme un pays territorialement déséquilibré. Pire, 62 % estiment que ces inégalités se sont aggravées ces dix dernières années, selon les personnes interrogées. Le hiatus n’existe pas seulement entre les métropoles et les périphéries, mais aussi au sein des grandes agglomérations puisque 64 % des sondés indiquent que les inégalités entre les cœurs de villes et leurs banlieues sont encore plus creusées qu’entre métropoles et territoires ruraux (51 %). L’attractivité des territoires fait aussi débat : 77 % des Franciliens jugent leur territoire attractif tandis qu’ils sont à peine plus de la moitié dans le Nord-Est (55 %). De la même manière, 84 % des habitants des communes de plus de 100.000 habitants jugent leur territoire attractif, contre seulement 53 % des habitants des communes rurales. En creux, c’est aussi la question de l’emploi qui inquiète. Pour le Medef, les élus locaux ont un rôle majeur à jouer sur ce sujet : « le rôle de l’élu, c’est de créer les conditions du développement des entreprises », souligne Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef. « Il existe des élus locaux qui profitent des baisses d’impôts de production nationaux pour augmenter la fiscalité locale sur les entreprises. C’est une vision court-termiste. Ça ne détruira pas des emplois demain… mais ces politiques auront des conséquences à long terme. »

La crise a aussi imposé un autre sujet à l’agenda des villes moyennes : le développement du télétravail. Si, ces derniers mois, les tarifs de l’immobilier ont augmenté dans des agglomérations comme Orléans, Reims ou Chartres, signe que des populations venues de Paris ont décidé d’en faire leur lieu de villégiature, maintenant que le travail à distance a rebattu les cartes de la présence au bureau, peut-on s’attendre à un rush vers les périphéries ? À la marge, seulement, selon le patron des patrons qui ne croit pas qu’on passera au "tout-télétravail".

 

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre