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57 % des femmes envisagent une reconversion

Gestion de l'emploi | publié le : 11.10.2022 | Gilmar Sequeira Martins

Reconversion femme

Comment les femmes vivent-elles leur travail ? Une étude menée par l’Ifop auprès d’un millier de salariées pour Garance&Moi dévoile un état des lieux qui alarmera les responsables des ressources humaines. Il en ressort que moins d’un quart (24 %) des sondées se disent "pleinement satisfaites de leur situation professionnelle" et qu’une large majorité (57 %) réfléchit à une reconversion. Quels sont les ressorts qui augmentent si fortement le risque de départ des salariées ? Près de deux tiers des femmes interrogées souhaitant se reconvertir (64 %) évoquent comme motif principal "la frustration ou l’ennui professionnel". Ce premier motif est suivi de près par "la souffrance au travail", citée par la moitié d’entre elles. Ce thème regroupe des situations telles que l’épuisement professionnel, une surcharge de travail ou une ambiance de travail nocive. Vient ensuite l’envie d’un nouveau "challenge professionnel", mentionné par plus de quatre femmes sur dix (43 %).

L’étude conclut que beaucoup de reconversions tiennent à une situation professionnelle qui ne répond pas aux aspirations des femmes. Près de la moitié des sondées (46 %) indiquent en effet qu’elles souhaitent se reconvertir du fait des contraintes qu’elles subissent. Celles qui affirment vouloir évoluer par choix se trouvent confrontées à de nombreuses appréhensions : ainsi, près de la moitié se disent "découragées et [nourrissent] des craintes [envers] l’avenir" (45 %) à la perspective de devoir repartir de zéro ou de ne pas retrouver de travail. Près de la moitié (45 %) sont face à un "manque d’envie et d’inspiration". Les contraintes financières et de disponibilité arrivent en troisième position puisque près d’un quart (23 %) des sondées souhaitant se reconvertir indiquent ne pas pouvoir se permettre d’arrêter de travailler pour suivre une formation, et près d’un cinquième (18 %) ne disposent pas des moyens nécessaires pour la financer.

Une fraction significative (13 %) indique également ne pas pouvoir combiner une formation avec leur activité actuelle du fait d’une conjonction de contraintes (horaires et financement). La dimension psychologique joue aussi un rôle puisque quatre salariées sur dix (39 %) disent manquer de confiance en elles-mêmes et près d’un cinquième (18 %) déclarent ne pas savoir par où commencer leur démarche de reconversion. Les attentes vis-à-vis de cette nouvelle étape professionnelle sont cependant importantes puisque plus de sept femmes sur dix sont en attente d’empowerment et de leadership, mais aussi d’un meilleur revenu : plus de la moitié (53 %) attendent d’un changement de métier une rémunération supérieure.

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins