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Numérique : un frein majeur d’accès à l’emploi

Formation | publié le : 09.06.2022 | Gilmar Sequeira Martins

Maîtrisez-vous les outils numériques ? Une question épineuse, puisque 88 % des personnes interrogées par l’Ifop pour Simplon estiment que leur manque de compétences dans ce domaine constitue un handicap dans la vie professionnelle. Cet enjeu majeur affecte plusieurs dimensions : il peut être déterminant pour trouver un emploi, mais aussi pour le conserver (78 %) et évoluer professionnellement (86 %). Chez les personnes qui estiment disposer d’une compétence réelle sur les outils numériques, neuf sur dix (90 %) estiment ces compétences désormais indispensables pour mener une carrière professionnelle. Confrontés à une difficulté dans la gestion des outils numériques, plus de la moitié des sondés déclarent faire d’abord appel à leur conjoint ou à un membre de leur famille (54 %), puis à un proche… plus jeune (49 %). Chez les actifs, c’est le collègue de travail qui est le plus sollicité (49 %). Manifestation flagrante des idées reçues sur les seniors, moins d’un quart (22 %) des sondés font appel à un proche plus âgé pour résoudre leur problème digital. Les fournisseurs de solutions numériques sont aussi mal lotis, puisqu’ils sont aussi peu sollicités (22 %).

Contre toute attente, la crise sanitaire et le passage au travail à distance ne semblent guère avoir changé la donne. Pour sept sondés sur dix (71 %), cette période n’a pas amélioré leur situation face aux outils numériques. Pour 15 % d’entre eux, elle a servi de révélateur ou a conduit à une aggravation de leurs difficultés. Seule une minorité (14 %) a tiré profit de la situation pour améliorer ses compétences. Sans surprise, les utilisateurs quotidiens d’outils numériques, comme Internet, sont les moins nombreux à estimer que leurs difficultés se sont aggravées (7 %), une proportion qui augmente fortement (19 %) chez ceux dont la fréquence d’utilisation est simplement hebdomadaire (19 %) ou plus sporadique (21 %).

Ces difficultés tiennent d’abord à un manque d’accès à la formation : moins d’un tiers (30 %) des sondés déclarent avoir suivi un apprentissage au cours de l’année écoulée. Pour expliquer la situation, près de sept personnes sur dix (67 %) évoquent la méconnaissance des offres disponibles, mais aussi le manque de moyens financiers (66 % en moyenne, mais 79 % parmi les plus défavorisés), ainsi que le manque de temps (54 % chez les hommes et 64 % chez les femmes). Enfin, facteur non négligeable, la moitié des sondés (50 %) évoquent la honte de révéler des lacunes dans ce domaine. Pour résoudre cette question, 85 % des actifs privilégient les formations dans le cadre de leur activité, 80 % le transfert de connaissances par les proches et 79 % les formations… en présentiel, proposées par les organismes de formation, les formations en ligne étant jugées efficaces par moins de six sondés sur dix (57 %).

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins