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"Nous ne savons pas encore si nous pouvons accueillir les alternants du supérieur en présentiel" (Groupe IGS)

Formation | publié le : 30.10.2020 | Benjamin d'Alguerre

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Le groupe IGS s'estime prêt à assurer ses formations en distantiel, mais il ignore encore s'il pourra accueillir ses alternants préparant des diplômes de l'enseignement supérieur en présentiel ou s'il devra s'aligner sur le tout e-learning auquel sont contraintes aujourd'hui les universités et grandes écoles, selon le directeur général adjoint du groupe,Jean-Philippe Leroy.

Comment le groupe IGS adapte-t-il ses cursus en alternance à ce nouveau confinement ?

Jean-Philippe Leroy : Cela fait quelques semaines que nous nous préparions à l’hypothèse de ce confinement, mais pour l’instant, nous sommes dans l’attente du questions-réponses du ministère du Travail pour adopter la marche à suivre, puisque les CFA peuvent continuer à accueillir du public. Nous nous posons encore la question de la mise en place du tout-distantiel dans nos cursus du supérieur. Il s'agira de savoir si nous réalisons l'ensemble des enseignements à distance comme durant le premier confinement ou si nous pourrons quand même accueillir une partie de nos alternants. En outre, nous avons beaucoup appris du précédent confinement : depuis la rentrée de septembre, nos salles de cours étaient configurées pour le co-modal, accueillant un étudiant sur deux et équipées de système de visioconférence pour que les autres puissent suivre le cours à distance. Ajoutons que la digitalisation de la pédagogie fait partie de longue date des modalités pédagogiques de nos cursus : nous proposons déjà presque 25 % de nos cours en distantiel. Par ailleurs, l’IGS a accompli un effort d’investissement important pour équiper les étudiants à distance avec l’achat de 1500 PC portables grâce, notamment, à la dotation de 500 euros par alternant inscrit dans la loi Avenir professionnel.

Comment s’est déroulée la rentrée 2020 ?

J-P L. : À la sortie du premier confinement, nous tablions sur une prévision pessimiste de 10 à 15 % d’étudiants de moins qu’en 2019. Mais l’effet bénéfique des primes aux employeurs d’apprentis a joué à plein et aujourd’hui, nous enregistrons entre 5 et 10 % d’inscriptions en plus que l’an passé, dont quelques jeunes sous statut de stagiaire de la formation professionnelle puisque cette année, les campagnes de recrutement des entreprises se poursuivent au-delà d’octobre. Seul bémol : l’IGS s’était positionnée sur le projet 100 % inclusion du PIC (un programme visant à l’insertion de personnes en difficulté) et nous allions accueillir vingt-deux groupes de stagiaires en novembre et décembre. Il s’agit de personnes pas toujours à l’aise avec le numérique ou qui ont besoin d’un accompagnement renforcé dans le cadre de leur cursus. Forcément, le confinement interroge notre capacité à assurer cette mission en mode distantiel. Nous attendons la décision du ministère sur notre possibilité de les accueillir en présentiel.   

Quelles pistes étudiez-vous pour éviter les décrochages d’alternants démotivés par le confinement ?

J-P L. : Nous avons mis en place un dispositif de mentoring et de coaching à leur attention grâce à la mobilisation d’une équipe d’anciens élèves qui ont accepté de tutorer les jeunes qui seraient en difficulté à cause du confinement et de ses conséquences. En outre, nous avons également formé nos formateurs à cette problématique et ils seront épaulés par d’autres coachs recrutés pour ces missions de coaching des étudiants.

 

 

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre