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L’intérim signe son accord Pro-A

Formation | publié le : 04.02.2021 | Benjamin d'Alguerre

Selon les baromètres établis par Prism’Emploi, la fédération patronale des entreprises de travail temporaire, la crise sanitaire et ses conséquences sociales auraient détruit l’équivalent de près de 110.000 emplois équivalents temps plein.

Par rapport à 2019, les chiffres de l’emploi intérimaire sont en chute libre : - 19,9% dans le BTP, - 15,3% dans l’industrie (et notamment l’aéronautique), - 26,7% dans le commerce, - 25% dans les services… « Le secteur de l’intérim étant par nature multisectoriel, son niveau d’activité est totalement corrélé à celui des secteurs d’activité qui ont recours à l’intérim », explique Prism’Emploi.

« Dans ce contexte inédit, l’accompagnement et l’anticipation des mobilités et des reconversions professionnelles sont au cœur des enjeux de l’emploi et de la formation dans la branche », poursuit l’organisation patronale. C’est à cette fin que les six organisations syndicales de la branche (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et Unsa) et Prism’Emploi ont signé à l’unanimité, le 22 janvier, un accord visant à valoriser le dispositif de reconversion ou de promotion par l’alternance (« Pro-A ») pour les salariés intérimaires en CDI. Des discussions sont d’ailleurs en cours avec le ministère du Travail pour étendre le bénéfice de l’accord à tous les travailleurs temporaires, indépendamment de leur statut.

L’accord dresse une première liste de certifications professionnelles éligibles à la Pro-A, répertoriées à partir de l’identification d’une trentaine de métiers en tension et en développement au sein des principaux secteurs utilisateurs (transport/logistique, industrie, BTP, tertiaire). Parmi eux sont plus particulièrement ciblés les métiers en transformation ou en mutation (préparateurs de commandes par exemple), les métiers en déclin ou obsolescence (rémouleur, poinçonneur, etc.) ainsi que ceux en développement (community manager, digital planner, etc.), en tension ou concurrencés par l’auto-entrepreneuriat ou le travail détaché (routiers, ouvriers du bâtiment).

Selon les termes de l’accord, les cursus de formation par la voie de l’alternance seront pris en charge par Akto, l’Opco de la branche, à raison de 17 euros de l’heure de formation. Les partenaires sociaux se sont accordé une clause de revoyure à six mois pour établir un premier bilan des résultats de l’accord et pour éventuellement remettre à jour la liste des métiers concernés.

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre