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Les trois quarts des chômeurs ont pu poursuivre leur formation

ISRH | Formation | publié le : 12.05.2020 | Nathalie Tran

70 % des stagiaires ont continué à travailler sur les sujets durant le confinement.

Crédit photo Waranyu/Adobe Stock

Près de huit demandeurs d’emploi sur dix (77 %), en cours de formation au début de la période de confinement, ont pu poursuivre leur session à travers des enseignements à distance, selon une enquête menée par la Dares auprès de 5 600 stagiaires, entre le 8 et le 25 avril. Les trois quarts des formations se déroulant entièrement ou pour partie en présentiel (76 %) ont en effet été maintenues. Dans plus de la moitié des cas, les cours ont pu être dispensés par vidéo et, dans un quart des cas, par téléphone. Des formations en ligne ont également été mises à disposition et, dans certains cas, les organismes de formation ont envoyé des documents et des exercices à effectuer et à rendre par courriel. 95 % des stagiaires dont les formations ont été maintenues disent avoir assisté au moins partiellement à ces sessions à distance. Ceux qui n’ont pas pu suivre les enseignements invoquent des obligations familiales (enfants) et le manque d’équipement informatique ou d’accès Internet suffisamment performant.

Les formations qui ont été le plus souvent suspendues sont les plus courtes (44 % des sessions de deux mois et moins ont été stoppées, contre 39 % des cursus de trois à cinq mois). Il en a été de même pour celles qui accueillent des publics moins qualifiés (39 % contre 40 % pour les bacheliers ou les diplômés de l’enseignement supérieur), ainsi que pour les formations préalables à l’embauche (AFPR-POEI) : 60 % des cas. Toutefois, la suspension des formations n’a pas forcément entraîné l’arrêt des apprentissages : 70 % des stagiaires déclarent avoir continué à travailler sur leurs sujets. Dans plus de 60 % des cas, ils avaient la possibilité de contacter leur formateur et dans 30 % des cas, l’organisme a pu leur adresser des documents.

Auteur

  • Nathalie Tran