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Le secteur de la propreté demande une meilleure prise en compte de ses spécificités

Formation | publié le : 08.03.2021 |

Les quelque 550.000 salariés du secteur de la propreté n’ont pas chômé depuis un an. L'occasion pour la Fédération des entreprises de propreté (FEP) d’adresser, dans l’édition 2021 de son livre bleu annuel, une requête aux pouvoirs publics afin de permettre un plein développement de ce secteur et de mieux l’intégrer « dans les réflexions stratégiques nationales et territoriales en matières sanitaire et environnementale, en tant qu’expert indispensable au maintien du fonctionnement des écosystèmes locaux et à l’élaboration de protocoles sanitaires sûrs ».

Comment ? Par le maintien de l’allégement des charges en premier lieu. Mais aussi par une simplification du droit social qui respecterait davantage le pouvoir normatif de la branche, en tenant compte de ses spécificités sectorielles, ainsi que par un engagement des pouvoirs publics à réduire les délais d’extension des accords afin que la procédure ne dépasse plus les six mois. Autres revendications : la légalisation du suivi médical des salariés relevant d’employeurs multiples, l’assouplissement du cadre du droit du travail pour les 13.000 employeurs du secteur, le passage du seuil social créant de nouvelles obligations pour les entreprises à 100 salariés plutôt qu’à 50, la sécurisation du recours aux CDD expérimentaux « multi-remplacements » et du licenciement d’un salarié qui refuserait un transfert conventionnel, ou encore la suppression de la limite fixée par le Code du travail de 10 % des excédents annuels du budget de fonctionnement que le CSE peut transférer, suite à une délibération, vers le budget dédié aux activités sociales et culturelles.

Le développement du secteur passe aussi, selon les employeurs, par une politique volontariste de développement des compétences. Celle-ci se traduirait notamment par la promotion des métiers de la branche dans les parcours d’orientation, notamment des demandeurs d’emploi. Ainsi que par le soutien de la professionnalisation des salariés en facilitant le recours au dispositif Pro-A et en stabilisant le financement des cursus d’alternance. Ou encore en reconnaissant le co-investissement de l’entreprise dans le cadre du CPF « comme permettant de remplir l’obligation de formation dans le cadre du bilan professionnel à six ans ». Une mesure qui s’accompagnerait de l’édification « d’une doctrine dans les secteurs à transfert conventionnel, afin de permettre l’appréciation de l’ancienneté à compter de la date du transfert que ce soit pour l’entretien professionnel ou le bilan à six ans ».