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Mobilisation d'urgence pour les apprentis sans employeur

Apprentissage | publié le : 23.02.2021 | Benjamin d'Alguerre

Le temps presse. Le sursis exceptionnel de six mois dont disposent les apprentis sans entreprise accueillante prendra fin en mars 2021.

À ce moment-là, ces jeunes sans contrats pourraient se retrouver le bec dans l’eau, sans employeur chez qui mettre en pratique les enseignements dispensés au sein des CFA. Afin d’éviter le crash, les quatre ministères en charge de l’apprentissage (Travail, Éducation Nationale, Agriculture et Fonction publique) ont adressé une instruction aux Direccte afin de mettre en œuvre les moyens de dénicher les contrats manquants ou, dans le pire des cas, d’offrir des alternatives aux apprentis.

La marche à suivre ? En premier lieu, monter des plateformes communes avec les Carif-Oref (les observatoires régionaux de l’emploi et de la formation), afin de mailler au mieux les territoires pour identifier les entreprises susceptibles de recruter des jeunes sans contrats. À cette fin, plusieurs référents, voire des « délégués de l’apprentissage » pourront être désignés dans chaque région. Cette mission de porte-à-porte intensif sera menée conjointement avec les acteurs territoriaux du service public de l’emploi, les conseils régionaux, les réseaux consulaires et les services de proximité des Opco pour dénicher les contrats manquants. Signe de l’urgence : des rapports bi-mensuels devront être adressés à la DGEFP pour l’informer du suivi de l’opération. Un effort tout particulier sera apporté à l’actualisation des offres d’emploi de Pôle emploi.

En l’absence de solutions en entreprises, les acteurs territoriaux impliqués dans l’opération devront flécher les jeunes sans perspectives vers des dispositifs alternatifs. À commencer par la « promotion 16-18 » de l’Afpa où, pendant treize semaines, ces derniers seront invités dans les centres locaux de l’Agence pour la formation professionnelle des adultes, où ils pourront bénéficier d’une initiation aux différents métiers préparés et aux cursus qui y mènent. Pour ceux qui ne seraient pas éligibles à ce dispositif ou qui n’y trouveraient pas leur compte, les plateformes sont invitées à guider ces apprentis régionaux vers des formations relevant de l’offre régionale. Si la formation choisie ne peut être suivie ni sous statut scolaire, ni sous celui de stagiaire de la formation professionnelle, les Régions sont appelées à prendre en charge les candidats malheureux afin de les réintégrer dans un parcours d’accompagnement ou une redéfinition de leur parcours professionnel.

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre