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Alternance : les aides à l'embauche prolongées jusqu'au 30 juin 2022

Apprentissage | publié le : 12.11.2021 | Benjamin d'Alguerre

Formation en alternance

L’État vient d’accorder un nouveau sursis pour les employeurs d’alternants. Un décret paru au JO du 10 novembre 2021 prolonge les aides aux entreprises pour l’embauche de jeunes en contrats d’apprentissage ainsi que les aides exceptionnelles pour l’emploi de contrats de professionnalisation jusqu’au 30 juin 2022.

Pour l’apprentissage, ces aides, instaurées en 2020 afin d’encourager les dirigeants d’entreprise à embaucher des jeunes malgré la crise Covid, ont porté leurs fruits puisque le ministère du Travail revendiquait quelque 525 000 contrats enregistrés en 2021. Un record… qui pèse cependant lourd sur les finances de France Compétences, l’organisme quadripartite en charge de la répartition des fonds de la formation professionnelle et de l’apprentissage, que ces aides (5 000 euros par apprenti mineur et 8 000 pour un majeur ou une personne en situation de handicap), contribuent à plomber financièrement. L’opérateur devrait ainsi terminer sur un déficit d’environ 3 milliards d’euros en partie compensé par une dotation de 2 milliards accordée par l’État dans le cadre du projet de loi de finances rectificatif pour 2021.

Les partenaires sociaux, pour leur part, devraient, à l’issue de la conclusion d’un accord-cadre national interprofessionnel sur la réforme de la loi "Avenir professionnel" de 2017 en octobre 2021, engager un certain nombre de concertations en vue de soulager durablement les finances de France Compétences, notamment grâce à une révision à la baisse des "coûts-contrats" de l’apprentissage jugés trop généreux. Cependant, difficile d’imaginer le poids qu’auront ces futures concertations auprès de l’exécutif car si la CGT a d’ores et déjà refusé de signer cet ACNI, c’est également – et c’est une surprise – le cas de FO qui a annoncé la semaine dernière son intention de ne pas parapher le texte final.

Côté "contrat de pro"», le prolongement des aides vise surtout à permettre au récent dispositif de remise à l’honneur de la professionnalisation dans le cadre de la lutte contre le chômage de longue durée de prendre son envol. Dans ce cadre, les entreprises qui accepteront de signer un contrat de professionnalisation avec un demandeur d’emploi inscrit depuis plus d’un an à Pôle Emploi se verront gratifiées d’une prime de 8 000 euros à l’embauche.

 

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre