L’article 83 en bonne forme
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Ils représentent, en 2016, 27 % de la rémunération annuelle nette des non-cadres, 35 % de celle des cadres et 37 % de celle des cadres dirigeants : les avantages sociaux pèsent toujours aussi lourd dans le package de rémunération globale au sein des entreprises interrogées par Aon Hewitt, qui a dévoilé, le 28 février, sa 5e étude* annuelle sur le sujet.

L’épargne salariale, à savoir la participation, l’intéressement et l’abondement au PEE, est le poste le plus conséquent – allant de 18 % à 25 % de la rémunération annuelle nette –, devant les véhicules d’épargne retraite (entre 4 % et 8 %) et la protection sociale (entre 3 % et 5 %).

La moitié des 83 concerne tout le personnel
L’étude, qui passe tous les avantages sociaux au crible, met notamment en lumière « l’envol », dixit Aon, et la démocratisation de l’article 83. Ainsi, 51 % des entreprises interrogées ont mis en place un régime à cotisations définies, et la moitié de ces dispositifs concerne désormais l’ensemble du personnel (contre 46 % en 2015) ; 42 % concernent les cadres (contre 33 %).

Les régimes réservés aux cadres dirigeants – lesquels ne sont plus considérés comme une catégorie objective – ne représentent plus que 8 % du total (contre 22 %).Ils sont soit fermés, soit étendus a minima à l’ensemble des cadres, observe Aon. Le taux moyen de cotisation des régimes ouverts à tout le personnel est de 3,1 % (2,2 % sur la tranche A, 3,6 % sur la tranche C). Et l’employeur en supporte toujours majoritairement le financement (75 % en moyenne).

La retraite s’invite dans les NAO
Autre enseignement : 35 % des répondants déclarent avoir mis en place des solutions alternatives aux fonds en euros dont les rendements baissent (et qui, rappelle Aon, représentaient il y a à peine cinq ans la grande majorité des encours gérés en retraite assurantielle). Et toutes les autres entreprises envisagent de le faire.

En pleine saison de NAO, il est également intéressant de noter que la problématique retraite s’invite dans les négociations : 37 % des répondants indiquent qu’elle est déjà à l’ordre du jour, et 29 % estiment qu’elle y figurera. Pour autant, seuls 20 % constatent une nette augmentation du budget retraite supplémentaire, lequel reste plutôt stationnaire pour les autres.

* Enquête menée en juillet 2016 auprès de 103 entreprises (dont 62 % ont plus de 2 000 salariés) représentant plus de 1,2 million de salariés.