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Les jeunes diplômés en 2019 et 2020 fragilisés par la crise

ISRH | Marché de l'emploi | publié le : 28.05.2020 | Nathalie Tran

15 % des jeunes sortis en 2018 restent sans emploi un an après l’obtention de leur diplôme.

Crédit photo snowing12/Adobe Stock

La plupart des jeunes diplômés bac + 5 et plus (94 %) de la promotion 2018 ont vécu au moins une expérience professionnelle depuis l’obtention de leur diplôme, selon l’Observatoire de l’Apec. Douze mois après, 85 % sont en emploi et 69 % ont un contrat à durée indéterminée (soit 1 point de plus que la promotion 2017). Par ailleurs, 35 % d’entre eux ont le statut cadre. Quant aux bac + 3-4, leur accès à l’emploi douze mois après le diplôme reste stable (82 %, contre 83 % l’an dernier) tandis que l’emploi à six mois progresse, passant de 67 à 70%. Leurs conditions d’emploi s’améliorent également puisqu’ils sont 63 % en CDI, contre 56 % l’an dernier, et 17% ont le statut cadre (contre 15 %). La satisfaction quant à l’emploi reste élevée : 79 % des jeunes diplômés sortis du système scolaire en 2018 considèrent que leur poste correspond à leurs aspirations personnelles (+ 1 point). La rémunération moyenne brute annuelle, notamment, est en légère hausse (32 000 euros pour les bac +5 et plus et 23 000 euros pour les bac + 3-4).

Toutefois, si le début de carrière de ces jeunes diplômés s’est réalisé dans de bonnes conditions, une incertitude plane à présent quant à l’avenir. Avec la crise sanitaire, les promotions 2019 et 2020 devraient rencontrer plus de difficultés d’insertion. Et plus particulièrement les jeunes diplômés des disciplines moins recherchées, qui, de plus, risquent de rencontrer un marché de l’emploi « embouteillé » par leurs aînés de la précédente promotion n’ayant pas encore trouvé un emploi. En effet, 15 % des jeunes sortis en 2018 restent sans emploi un an après l’obtention de leur diplôme. Parmi eux, 6 % sont toujours à la recherche de leur premier emploi, un chiffre stable par rapport à la promotion précédente. Enfin, plus d’un tiers des jeunes diplômés en emploi ont un statut précaire : 8 % travaillent à temps partiel (moins de 35 heures hebdomadaires), généralement de façon non choisie, et plus de 30 % ont un contrat de travail non pérenne : un CDD dans 25 % des cas, et un contrat d’intérim pour 3 %.

Auteur

  • Nathalie Tran