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Le bâtiment s'engage à booster l'emploi et l'apprentissage en 2021

Marché de l'emploi | publié le : 06.01.2021 | Benjamin d'Alguerre

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En dépit de la crise sanitaire et d’une première séquence de confinement (mars-mai) où il était administrativement à l’arrêt, le secteur du bâtiment et des travaux publics a réussi à maintenir ses effectifs salariés, et même à augmenter de 12% ses recrutements en apprentissage en 2020. Poursuivre cet effort et même l’intensifier en 2021, c’est l’objectif de la charte que les ministères des Finances, du Travail, du Logement et des PME ont signé à Bercy le 5 janvier avec les dirigeants des principales fédérations professionnelles concernées : FNTP, FFB, Capeb et CNATP (artisanat des travaux publics).

Les résultats attendus sont ambitieux : maintenir la dynamique de création d’emplois ces deux prochaines années (la FNTP à elle seule s’est déjà engagée sur 50.000 embauches d’ici 2022) ; maintenir les effectifs d’apprentissage 2021 à un niveau équivalent à celui de 2020 ; augmenter les effectifs d’apprentis dans les travaux publics de 50.000 d’ici 2022 (soit 12.000 apprentis en bout de course), favoriser l’accueil des apprentis dans les entreprises ; reproduire l’expérimentation « 15.000 bâtisseurs » (2018-2019) de la FFB dans les quartiers prioritaires de la ville ; promouvoir la mixité dans les métiers du bâtiment et s’engager à réduire l’empreinte carbone de la construction.

Si le secteur du bâtiment peut d’ores et déjà compter sur le soutien de son Opco, Constructys, qui avait lancé dès juillet un plan de bataille en quatre volets (dont deux dédiés respectivement au développement des compétences et au soutien à l’apprentissage), l’État y est allé, lui aussi, de sa carotte dans le plan de relance afin de soutenir l’activité. « On ne demande pas des cadeaux fiscaux, mais de l’activité ! », explique Jean-Christophe Repon, président de la Capeb. L'activité du secteur devrait être notamment portée par les chantiers de France Relance liés à la rénovation thermique des bâtiments (4.200 rénovations de bâtiments publics, 190.000 dossiers privés déposés pour bénéficier de MaPrimeRenov). Côté fédérations professionnelles, on pense être au rendez-vous en capitalisant sur les expérimentations régionales passées, notamment celles visant à rapprocher les demandeurs d’emploi des métiers du bâtiment grâce à des partenariats privilégiés avec Pôle emploi.

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre