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Flexibilité : un critère de satisfaction et un gage de fidélisation

Marché de l'emploi | publié le : 20.04.2022 | Gilmar Sequeira Martins

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Forcer les salariés à revenir au bureau ? Plutôt une mauvaise idée d’après l’enquête Future Forum Pulse menée en février 2022 auprès de plus de 10 000 salariés dans cinq pays dont la France par Qualtrics pour le compte de Slack. Dans l’ensemble des pays étudiés, 34 % des salariés sont revenus au bureau à temps plein. L’étude relève cependant que les non-cadres sont deux fois plus susceptibles de devoir être présents dans les locaux de l’entreprise cinq fois par semaine. Ils indiquent se sentir soumis à une pression beaucoup plus forte de leur hiérarchie pour "retourner au bureau". En parallèle, le niveau de stress et d’anxiété de l’ensemble des salariés a progressé pour se situer à un maximum par rapport à la première mesure effectuée durant l’été 2020. Le ressenti des non-cadres est plus dégradé que celui des cadres sur plusieurs critères. Leur niveau de stress et d’anxiété est ainsi deux fois plus élevé et leur niveau de satisfaction en matière d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée a décru cinq fois plus vite que celui des cadres au cours du dernier trimestre. L’écart entre les deux populations atteint désormais 40 %.

La France se distingue avec la diffusion de l’organisation hybride. Il n’y a plus qu’un quart des salariés (23 %) souhaitant se rendre sur leur lieu de travail cinq jours par semaine. Tous les autres optent pour une présence hebdomadaire moins importante en entreprise : 31 % sont favorables à une moyenne de trois à quatre jours par semaine et 28 % à un ou deux jours par semaine. Une minorité déjà notable (12 %) serait déjà prête à une présence de "quelques jours par mois" seulement en entreprise et 5 % se disent disposés à adopter le travail à distance à temps complet. Les femmes salariées sont très sensibles à la souplesse de l’organisation qu’offre le travail hybride. Elles sont désormais 58 % à souhaiter pouvoir "travailler de manière flexible" au moins trois jours par semaine, soit 10 points de plus que les hommes salariés. Pour les mères salariées, ce souhait est quasi unanimement partagé puisque 82 % d’entre elles souhaitent plus de flexibilité.

L’attitude des entreprises sur leur orientation future a aussi un impact sur l’état d’esprit des salariés. Les salariés qui estiment que leur employeur n’est pas "transparent sur ses projets d’entreprise" sont en effet quatre fois plus susceptibles de rechercher un emploi dans les douze prochains mois. Quant à ceux travaillant dans une société qui n’a mis en place aucune flexibilité dans son organisation du travail, ils sont encore plus nombreux à indiquer qu’ils vont "très certainement" changer de travail. Dans une période de pénurie de main-d’œuvre, le signal devrait alerter les dirigeants.

 

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins