logo Info-Social RH
Se connecter

Le portail des décideurs du social et des ressources humaines par

Liaisons sociales magazine Entreprise & Carrières
Newsletter

Magazines

Et l’entreprise idéale des Français est...

Marché de l'emploi | publié le : 31.05.2022 | Gilmar Sequeira Martins

Diverse millennial people having good talk at coworking space

Dans quel type d’entreprise et quel type d’emploi voudraient occuper les Français ? Entre janvier et avril 2022, PageGroup a recueilli des données auprès de plus de 600 candidats. Premier constat : le retour en grâce des grandes entreprises et le regain d’intérêt envers la progression de carrière. Plus de huit candidats sur dix (81 %) mentionnent le CDI et une large majorité et mettent en avant les avantages financiers (63 %) ainsi que le développement de carrière (60 %) comme des avantages structurants. Après une période de crise sanitaire qui a duré quasiment 24 mois, la stabilité et la sécurité ont retrouvé du lustre. Une précédente enquête, menée en 2019, permet de mesurer le chemin parcouru : à l’époque, 42 % des actifs avaient envie de rejoindre une PME ou une TPE. Ils ne sont plus que 36 % en 2022, soit une baisse de sept points. A contrario, les grandes entreprises sont désormais le premier choix de 30 % des actifs, soit un bond de 15 points par rapport à 2019.

Ce retour aux valeurs qui dominaient l’avant crise sanitaire ne doit pas faire oublier d’autres évolutions, désormais bien ancrées dans la population active. En se familiarisant avec le télétravail, beaucoup de salariés font de l’organisation hybride un paramètre capital de leur choix. Près de 60 % des candidats recherchent désormais un emploi qui offre la possibilité de travailler à distance, soit une progression de 9 points par rapport à 2019. Pour autant, les sondés ne désertent pas les locaux de l’entreprise, jugés indispensables pour avoir des échanges (70 %) mais aussi pour conserver un lien social avec leurs collègues (56 %). Même si 52 % des salariés souhaitent "avoir l’opportunité de faire du flex office", les résistances restent réelles. Ceux qui n’adhèrent pas à ce type d’espace de travail se montrent attachés à "un espace de travail attitré" (78 %) et plus de quatre sur dix (41 %) indiquent ne pas avoir à consacrer du temps pour réserver un bureau. Enfin, un tiers (32 %) craignent tout simplement de ne pas disposer de bureau certains jours.

Autre changement majeur dont les entreprises devront tenir compte : les salariés attendent des engagements à impact. Une majorité de salariés estime que les sociétés ont des responsabilités économiques (55 %), mais aussi environnementales (52 %) et sociales (46 %). Au sein des organisations elles-mêmes, c’est la place du manager qui est questionnée. Les salariés attendent de lui qu’il soit en mesure de développer le potentiel de ses collaborateurs (57 %) mais aussi d’écouter leurs propositions (46 %) et de communiquer de manière fluide avec eux (51 %).

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins