Jean-Dominique Simonpoli, président du conseil d’administration de l’Intefp

Jean-Dominique Simonpoli a été nommé, le 27 février dernier, président du conseil d’administration de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (Intefp), l’institution chargée notamment de la formation des inspecteurs du travail. Ancien élève de Sciences Po Paris et de Paris I La Sorbonne (maîtrise d’AES), il a débuté au Crédit lyonnais avant d’entamer une carrière syndicale à la CGT. De 2000 à 2003, il a occupé la fonction de directeur du Laboratoire d’innovations, de réflexions et d’échanges (LIRE) avant de prendre la tête de Dialogues, une association paritaire d’aide au dialogue entre partenaires sociaux dans les entreprises et les branches. Il a participé à la rédaction de nombreux rapports visant à améliorer les relations sociales (rapport de Virville 2003 pour un Code du travail plus efficace, rapport Bébéar 2004 sur l’accès à l’emploi des Français d’origine étrangère, rapport Combrexelle 2015 sur la négociation collective, sur le travail et sur l’emploi, rapport Simonpoli 2017 sur la valorisation des compétences des élus du personnel et des mandataires, rapport Simonpoli-Gateau 2018 sur la formation des acteurs du dialogue social). Il a également participé à la commission Barnier d’évaluation de France Stratégie.

Jean-Dominique Simonpoli accède à la présidence du CA de l’Intefp alors que l’institution traverse une crise profonde. Étrillée par la Cour des comptes en 2019 (notamment pour son absence de tutelle stable), l’Intefp est amené aujourd’hui à repenser son offre de formation en direction des agents des administrations du travail. Muriel Pénicaud incite, en outre, l’inspection du travail à développer une « approche par les compétences ». Quant au sort des sept centres de formation gérés par l’institut, il est aujourd’hui incertain (voir « Entreprise & Carrières » n°1465).