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Le travail impacte la santé mentale de 89 % des salariés (sondage Moka.care)

Santé au travail | publié le : 05.10.2021 | Gilmar Sequeira Martins

La vie professionnelle fondamentale pour la santé mentale ? Selon un sondage réalisé entre le 17 et le 23 septembre pour Moka.care auprès d’un panel de 3.800 personnes représentatives de la population française, cette conviction est très largement partagée. Une écrasante majorité des sondés (89 %) estiment en effet que les événements de leur vie professionnelle « ont un impact sur leur santé mentale », y compris « en dehors de leurs heures de travail ». Hommes et femmes se distinguent, les premiers étant légèrement moins nombreux (85 %) que les secondes (92 %) à partager cette conviction. Les Français estiment aussi que l’inverse est tout aussi important. Ils sont en effet 92 % à estimer que leur vie personnelle a des conséquences sur leur état psychologique au travail.

Ce constat ne les laisse pas indifférents et ils sont nombreux à entreprendre des actions. Plus de la moitié (57 %) ont commencé à réagir. Contre toute attente, ce ne sont pas les méthodes ou dispositifs qui suscitent le plus d’échos médiatiques qui sont les plus recherchés. La pratique du yoga ou de la méditation ne sont cités que par 6 % et 2 % des répondants. C’est le contact humain qui est privilégié puisque 25 % des Français indiquent consulter différents praticiens (généralistes, psychologues, thérapeutes, etc). Les femmes sont légèrement plus enclines (29 %) à choisir cette voie que les hommes (22 %). Le sport arrive en seconde position parmi les actions mises en place. Il est choisi par 23 % de ceux qui engagent une action et il leur permet de « décompresser ». Cette seconde option est cette fois plutôt le fait des hommes (28 %) que des femmes (18 %).

Si elle est une réelle préoccupation, la notion de santé mentale reste difficile à saisir. Interrogés sur le soin qu’ils accordent au quotidien à cette dimension de leur bien-être, moins d’un tiers (31 %) des personnes interrogées déclarent y prêter attention, 29 % des sondés indiquent essayer sans y parvenir et un autre tiers (34 %) estime que tout cela est inutile. Une difficulté qui tient sans doute au regard porté sur cette notion de « santé mentale ». Elle reste en effet associée à une dimension négative pour une grande majorité de Français. Pour 63 % des sondés, elle évoque un état de mal-être. Un quart seulement des personnes interrogées l’associent à un état de bien-être. Hommes et femmes réagissent très différemment : alors qu’ils sont seulement 13 % à associer cette notion à un état positif, c’est le cas de 37 % des femmes.

 

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins