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Le nouveau protocole sanitaire appelle au développement massif du télétravail

Santé au travail | publié le : 16.10.2020 | Benjamin d'Alguerre

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Pour désengorger les réseaux de transport en commun et les entreprises (celles-ci représentant entre 15 et 25% des nouveaux clusters en fonction des régions), l’exécutif a resserré la vis de son protocole national sanitaire en entreprise (PNE). « Les entreprises, notamment en zone de couvre-feu, devront définir un nombre minimal de jours de télétravail par semaine et étaler les horaires d'arrivée et de départ des salariés, dans le cadre du dialogue social », indiquait la ministre du Travail, Élisabeth Borne, le 15 octobre lors de la présentation du nouveau projet de protocole renforcé. Quant aux entreprises situées hors-zones de couvre-feu, elles sont incitées à mettre en place des dispositions similaires.  

Si l’invitation est lancée aux acteurs du dialogue social de terrain de trouver « le bon compromis entre le télétravail et la nécessité de garder les collectifs de travail », le texte final, paru le 16 octobre et nourri par les propositions des partenaires sociaux, insiste sur le rôle du télétravail comme élément à la main des IRP et des directions pour réduire la présence des salariés sur le lieu de travail et donc les risques de contamination. « Il reste une pratique recommandée en ce qu’il participe à la démarche de prévention du risque d’infection au SARS-CoV-2 et permet de limiter l’affluence dans les transports en commun », précise le nouveau protocole. Selon la ministre, les mesures en faveur du télétravail et des horaires décalés auraient permis de réduire de 40% le trafic des transports en commun en Île-de-France.

Si le nouveau PNE insiste sur l’obligation du port du masque sur le lieu de travail (sauf dans les bureaux individuels ou si le salarié dispose d’un espace de 4m2) et dans les transports en commun (voire privés), notamment dans les neuf zones de couvre-feu, il n’en reprend pas moins toutes les mesures déjà mises en place en août dernier : obligation du respect des gestes barrières, mise à disposition de masques et de flacons de gel hydro-alcoolique à destination des salariés, rappel sur le lavage régulier des mains, obligation pour l’employeur de séparer les postes de travail d’au moins un mètre, facilitation des tests en collaboration avec la médecine du travail, arrangement de parcours fléchés pour éviter au maximum les contacts, nettoyage-désinfection journalière des locaux de travail ou aération régulière des lieux de travail. 

 

Auteur

  • Benjamin d'Alguerre