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Activité partielle ou perte d’emploi : des impacts différents sur la santé ?

Santé au travail | publié le : 24.04.2023 | Gilmar Sequeira Martins

Activité partielle ou perte d’emploi : des impacts différents sur la santé ?

Activité partielle ou perte d’emploi : des impacts différents sur la santé ?

Crédit photo DURIS Guillaume / Adobe stock

La Dares a mené une enquête sur l’impact sur la santé de deux situations bien spécifiques durant la première année de crise sanitaire : la perte d’emploi et l’activité à temps partiel. L’enquête, publiée en avril, montre que l’état de santé perçu des personnes en activité partielle, mais aussi de celles qui ont subi une perte d’emploi, s’est davantage dégradé, par rapport à l’avant-crise sanitaire, que celui des personnes ayant continué à exercer une activité ou qui ont choisi de quitter leur emploi. Un écart significatif apparaît ainsi en matière de santé mentale. Les données montrent que le risque dépressif reste plus important pour les personnes en activité partielle, mais aussi pour celles sans emploi, et plus particulièrement celles qui ont subi leur perte d’emploi. Les mesures, effectuées début 2021, indiquent ainsi que les personnes en activité partielle ont presque autant de symptômes dépressifs que celles ayant subi leur perte d’emploi, les taux se situant respectivement à 56 % et 61 %. Tel n’est pas le cas, en revanche, pour les personnes ayant choisi de quitter leur poste ou étant toujours en activité et qui montrent une plus grande résistance aux syndromes dépressifs, avec des taux respectivement de 49 % et 46 %.

Les troubles du sommeil sont également plus fréquents parmi les personnes qui ont subi leur perte d’emploi et celles en activité partielle. Elles déclarent, respectivement à 46 % et 44 %, éprouver des difficultés à s’endormir, subir des réveils nocturnes ou précoces plusieurs fois par semaine, voire presque tous les jours. Si ces troubles existent aussi chez les personnes ayant choisi de quitter leur emploi, ils sont néanmoins moins fréquents (40 %), de même que chez les personnes en emploi à temps complet (37 %).

De même, la consommation de médicaments est un marqueur de la dégradation de la santé mentale. Elle se retrouve parmi les différentes populations étudiées. Début 2021, plus d’une personne sur dix en activité partielle (12 %) prend des médicaments en lien avec des problèmes d’anxiété, de sommeil et de dépression. C’est un taux comparable à celui des personnes ayant subi leur perte d’emploi. Ces chiffres sont supérieurs à ceux impliquant les individus ayant quitté leur emploi volontairement ou aux personnes en emploi, qui affichent respectivement des taux de 8 % et 9 %.

 

Auteur

  • Gilmar Sequeira Martins